
„La ministre de l'Environnement s'est emparée du dossier, elle a pris elle-même l'initiative et une décision, qui est, du point de vue procédural et sur le fond, illégale!“: voilà ce qu'a déclaré Maître Krieger mardi après-midi à propos de ce qu'il nomme l'affaire Dieschbourg/Traversini.
Selon l'avocat, dans l'affaire de l'autorisation pour les travaux dans l'abri de jardin de l'ex-maire de Differdange, les deux élus "gréng" n'ont pas agi correctement. On a aussi tenté de glisser l'affaire sous le tapis pour qu'elle n'explose pas. Il n'y aurait pourtant pas eu de dossier, d'après Maître Krieger.
„C'est ce que je critique! Ce que je critique c'est qu'à un certain moment, peu importe comment, mais Madame la ministre entre dans l'affaire, et au lieu de dire alors à Monsieur Traversini: Roberto, arrête, on va tout remettre comme c'était, et un point c'est tout; alors nous n'aurions pas aujourd'hui d'"affaire Dieschbourg/Traversini". Monsieur Traversini serait encore là et Madame Dieschbourg ne serait pas dans de sales draps. Il ne se serait alors rien passé! Non, elle est allée dans ce sens, elle a aidé activement pendant cinq semaines à ce que cela reste sous le tapis!“
L'Etat de droit a été piétiné et la ministre aurait dû réfléchir à ce qu'a fait Roberto Traversini. Elle a perdu toute crédibilité au ministère, selon l'avocat.
C'est la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding, qui a dénoncé au Parquet le 19 septembre les faits d'une possible prise illégale d'intérêts par le député-maire de Differdange, Roberto Traversini. Et cela sur base de l'article 245 du Code Pénal, qui définit précisément ce "fait" comme pénalement répréhensible, le fait donc de faire passer des intérêts personnels avant l'intérêt général.
Vendredi dernier, le jour où Roberto Traversini a démissionné du conseil communal, le Parquet a annoncé qu'une enquête avait été lancée afin de découvrir s'il y avait effectivement des irrégularités ou des actes illégaux.
Ces dernières précisions ont été fournies par la ministre de l'Intérieur dans sa réponse à une question parlementaire du député ADR Fernand Kartheiser.