
D'après les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, le taux d'incidence du virus est fortement redescendu au cours des dernières semaines. Alors qu'il dépassait les 1.300 cas pour 100.000 habitants lors du pic enregistré cet automne, ce taux est redescendu à 347,8 cas à la date du 10 janvier.
Bien que ce nombre soit toujours élevé, c'est à peine plus que la France (329,2), qui a dû mettre en place un confinement pour freiner l'épidémie en novembre. Et c'est beaucoup moins que le Portugal (901,3), qui vient de reconfiner sa population. Le taux d'incidence chez les résidents de plus de 65 ans est également redescendu et figure parmi les plus faibles d'Europe, ce qui représente une vraie amélioration.
Son taux de mortalité a lui aussi fortement chuté: 74 décès pour un millions d'habitants, contre 131 fin novembre (ce qui était déjà un résultat correct à cette période).
Surtout, le Luxembourg a conservé un haut niveau de dépistage. Il est toujours le champion d'Europe en la matière. Et leur positivité a aujourd'hui baissé à 1,4. Soit le 2e taux le plus faible de l'UE.
Si la situation n'est évidemment pas rose, l'amélioration a au moins permis au gouvernement de relâcher un peu la bride lundi 11 janvier: les commerces non-essentiels ont rouvert et le couvre-feu est à nouveau en vigueur à la période 23h-6h.
En parallèle de la vaccination, qui doit s'intensifier cette semaine avec la 2e dose inoculée aux soignants, tout l'enjeu est maintenant d'éviter un effet "yo-yo". Puisqu'il a "réussi à briser la vague", le Luxembourg reste vigilant pour ne pas être renvoyé parmi les mauvais élèves européens.