
Bien sûr, il aura fallu un certain temps aux 237 détenus pour s'habituer à la nouvelle infrastructure, a-t-elle ajouté. Claudia Monti a récemment établi un premier bilan avec la direction de l'établissement pénitentiaire. Elle discutera avec les détenus dans les prochaines semaines.
La situation est plus problématique pour les femmes à Schrassig. Là jusqu'à présent, pour cause de promiscuité, les détenues et les prévenues ne pouvaient pas être séparées les unes des autres et pour les femmes, il y avait aussi moins de possibilités de travailler. Mais cela changerait à présent, selon Claudia Monti. Les travaux de rénovation auraient été autorisés. Les travaux seraient en cours dans un bloc. Cela devrait encore durer un moment. En ce qui concerne le travail, plus de places ont été libérées et de meilleures opportunités ont pu être créées telles que des toilettes et un vestiaire séparés pour les femmes.
La médiatrice s'est montrée plus critique à l'égard de l'Unisec, l'Unité de sécurité pour mineurs à Dreiborn, qui ne serait pas adaptée aux besoins des adolescents. "La collaboration avec la police devrait aussi être améliorée quand des incidents y surviennent." Il faudrait obtenir plus de moyens afin de "tenir compte des profils très différents des mineurs". "Ce serait en effet l'une des raisons principales pour lesquelles des conflits se produisent." Il s'y trouverait de nombreux mineurs présentant de sévères problèmes psychologique et l'Unisec ne serait pas adaptée à cela. Pour y parvenir, les gens sur le terrain auraient besoin des moyens nécessaires, selon Claudia Monti.
Au Luxembourg, les personnes sont trop facilement placées en détention provisoire. C'est pourquoi le Grand-Duché compterait près de 100 détenus par 100.000 habitants. La critique a été exprimée récemment par le Docteur Thomas Galli, juriste et ancien directeur de prison, qui est venu donner une conférence au Luxembourg. "Il ne lui appartiendrait pas à elle de critiquer la justice, mais il y aurait généralement aussi beaucoup de va-et-vient en détention provisoire." Claudia Monti soulève la question de savoir s'il est toujours juste de mettre immédiatement une personne en prison. "Peut-être que les bracelets électroniques, en particulier pour les personnes qui travaillent encore, seraient une alternative." Mais les juges d'instruction seraient pieds et poings liés. Le législateur devrait adapter les lois, d'après la médiatrice.
En ce qui concerne les structures d'accueil pour réfugiés au Luxembourg, elles ne seraient certainement pas idéales pour des personnes traumatisées. Mais il y aurait un manque global d'infrastructures, notamment aussi à cause de la problématique générale de construction de logements.