
Les entreprises auront besoin de deux ans pour revenir à leur niveau d'avant la crise, c'est-à-dire de 2019, selon Jean-Paul Olinger, le directeur de l'UEL.
Les aides financières supplémentaires annoncées par le gouvernement sont saluées, mais elles doivent arriver rapidement ... en décembre encore.
L'UEL espère aussi que les indépendants seront davantage soutenus. Des discussions sont en cours à ce sujet.
Une grande partie de la relance est basée sur le chômage partiel. Ce dernier aide également les ménages à conserver leur pouvoir d'achat, selon le directeur de l'UEL, qui est cependant fermement opposé à l'augmentation du salaire minimum, que le gouvernement prévoit pour le 1er janvier 2021. Cette hausse serait une charge supplémentaire pour les entreprises en cette période difficile. Il serait aussi erroné de penser que l'on pourrait ainsi réduire le problème du logement au Luxembourg. Les prix immobiliers élevés seraient dus à une mauvaise politique du logement.
En ce qui concerne le dialogue social, Jean-Paul Olinger considère que les comités tripartites sectoriels fonctionnent bien et qu'une réunion tripartite nationale n'est pas nécessaire à court terme.
Le dialogue social fonctionne bien, la crise du Covid l'a montré. Les réunions entre partenaires sociaux sont animées. Les revendications, qui font l'objet des discussions, viennent effectivement souvent des syndicats et du ministre du Travail, et elles vont trop loin pour l'UEL. Ils aimeraient "corseter" les entreprises à travers le droit du travail. Or il est important pour l'économie luxembourgeoise et sa compétitivité de rester flexible dans ce contexte.