Charel SchmitL'OKaJu déplore le manque de chiffres sur la criminalité juvénile

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L'"Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher" (OKaJu), Charel Schmit, était l'invité de RTL jeudi matin.

Au Luxembourg, la situation serait grave et tendue dans les prisons et cela tiendrait au fait qu'elles sont surpeuplées depuis des années, a précisé jeudi Charel Schmit, pour expliquer que des mineurs se soient à nouveau retrouvés à Schrassig et n'aient pas pu être hébergés à l'écart des adultes. Ni les infrastructures ni le personnel ne seraient adéquats pour travailler avec des jeunes. C'est pourquoi il serait bon qu'une nouvelle législation soit en chantier. Avec celle-ci, les mineurs ne pourront plus atterrir e prison et elle va aussi proposer des alternatives à la détention. La prison serait toujours la dernière option.

Les responsables politiques prendraient au sérieux la problématique des mineurs en prison. Mais de nombreuses erreurs auraient été commises au cours des vingt dernières années. Les corriger coûterait bien sûr du temps. On ne pourrait cependant pas dire que la criminalité juvénile augmente. Nous mènerions actuellement un débat fantôme, où des cas isolés dénatureraient tout le débat public et l'image de toute une génération. C'est pour cette raison que nous aurions besoin de chiffres très clairs, d'évaluations de l'efficacité des mesures et de quotas de récidives.

A propos de la vidéo dans laquelle deux jeunes en tabassent un troisième, qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux parmi les jeunes, l'Ombudsman dit que la violence engendrerait la violence. Là, il faudrait intervenir et ce serait aussi une mission éducative de faire cesser les formes légères de violence comme le harcèlement. Au sein de la famille, à l'école, sur le chemin de l'école, mais aussi sur les réseaux sociaux. Les écoles devraient être des lieux sûrs. Techniquement aussi, il serait possible de mieux protéger les enfants de la violence sur internet. Un smartphone pourrait reconnaître l'iris d'un enfant ou d'un adolescent et là, on pourrait aller si loin que si le téléphone reconnaît qu'un mineur enregistre une vidéo violente, il ne lui soit pas possible de la mettre en ligne, selon Charel Schmit.

Des études récentes montrent toutes que les dépressions et les troubles de l'anxiété sont en hausse chez les mineurs. Il faudrait par conséquent améliorer l'accès à tous les services en lien avec la santé mentale, demande l'Ombudsman. Il serait scandaleux qu'aucun accord n'ait encore été trouvé avec la Caisse nationale de Santé dans les négociations avec les psychothérapeutes pour jeunes et pour enfants.

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