Crédit d'impôtL'OGBL remet en question les calculs du Statec

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Pour la présidente de l'OGBL, Nora Back, les mesures de la Tripartite restent une grosse erreur politique.
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Au lieu de la tranche indiciaire de juillet, les salariés ayant un revenu annuel inférieur à 100.000 euros recevront un crédit d'impôt sur leur prochain salaire. Ce crédit d'impôt s'élève à 84 euros par mois pour ceux dont le revenu annuel est inférieur à 44.000 euros, à au moins 76 euros pour ceux dont le revenu est compris entre 44.000 et 66.000 euros, au-delà, le crédit d'impôt sera dégressif, jusqu'à 0 pour les revenus supérieurs à 100.000 euros par an.

A ce propos, l'OGBL reste sur sa position que le crédit d'impôt n'est pas une surcompensation à l'inflation. Mardi lors de la conférence de presse suivant son Comité national, le syndicat a repris les calculs de la Chambre des salariés, selon lesquels les salariés à faibles revenus, qui ont un travail posté ou travaillent le dimanche, par exemple, perdent de l'argent en fonction de leur classe fiscale. Les calculs du Statec seraient trop simplifiés et ne tiendraient pas compte de la réalité de tous les salaires. L’affirmation du gouvernement que les bas salaires seraient surcompensés, ne serait pas toujours correcte.

Pour la présidente de l'OGBL, Nora Back, les mesures de la Tripartite restent une grosse erreur politique et le syndicat espère que le gouvernement l'admettra lors de la prochaine tripartite qui se réunira quand un nouvel index devra être décalé. Les entreprises qui vont mal doivent être soutenues, mais surtout les gens qui souffrent de l'inflation, selon Nora Back. Il serait erroné d'aider toutes les entreprises à un moment où l'économie est en croissance et le chômage est bas.

La manipulation de l’index aurait une influence négative sur les négociations des nouvelles conventions collectives, comme le montrerait l’exemple de CEBI. D’une part parce que les délégations du personnel devraient approuver la suspension d’une tranche indiciaire. D’autre part parce que les employeurs pourraient faire mauvais usage des crédits d’impôts comme argument contre une redistribution des bénéfices.

L'OGBL a en outre une nouvelle fois répété ses revendications en matière de fiscalité, dont une indexation des barèmes à l'inflation et une imposition plus conséquente du capital. Le syndicat garde l’espoir que le gouvernement entreprendra encore quelque-chose, même ponctuellement. En ce moment, il ne donne pas l’impression de vouloir encore agir à un an des élections.

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