
L'Inspection du Travail et des Mines a connaissance des cas de traite d'êtres humains, qui ont été récemment médiatisés. L'ITM est déjà intervenue et les enquêtes sont en cours. Mais la présomption d'innocence doit prévaloir, c'est pourquoi les entreprises concernées sont toujours en activité, a expliqué Marco Boly, le directeur général de l'ITM.
Pas plus tard que mercredi, l'ITM s'est rendu avec la police, pour un contrôle prévu de longue date, auprès de l'entreprise de construction, dont il a été récemment question dans la presse écrite à propos de dumping social et d'exploitation de ses salariés. Des faits que RTL avait dénoncés dès 2015. Jeudi, des chantiers de cette société ont été fermés, des fermetures ont été signifiées et des inspecteurs ont discuté avec les salariés. L'enquête se poursuit.
Selon Marco Boly, les sanctions pourraient être plus sévères, particulièrement pour les récidivistes. Les montants des amendes sont nettement plus élevés à l'étranger.
Mais l'Inspection du Travail et des Mines dispose généralement de suffisamment de possibilités de sanctions, même si elle pourrait peut-être déclarer davantage de fermetures. L'ITM a toutefois toujours besoin d'étoffer son personnel. Des embauches sont en cours et une attention particulière est portée aux formations.
Un effectif de plus de 300 personnes serait nécessaire afin de répondre aux contraintes toujours plus complexes du code du travail et de la croissance économique, selon Marco Boly.