
Le Luxembourg a avancé sur la question du télétravail des frontaliers ces dernières années. En plus des accords bilatéraux qui permettent soit 34 jours de télétravail (Belgique, France) soit 19 (Allemagne), le pays a signé un accord supplémentaire plus avantageux pour les salariés. Celui-ci entre en vigueur le 1er juillet.
Mais les règles du télétravail et les accords signés avec les voisins sont sources d'"incertitudes" selon le CNFP. En effet, le conseil national des finances publiques craint une fuite des impôts: les pays voisins pourraient "exercer des pressions pour des accords fiscaux bilatéraux avec le Luxembourg plus avantageux pour eux". À l'image du sénateur Olivier Jacquin (PS), qui aimerait une compensation fiscale du Luxembourg pour financer l'A31 en France.
"Mais en sus les préférences des travailleurs déclarées pour le télétravail pourraient amener les frontaliers d’opter pour une imposition dans leur pays de résidence aux dépens du Luxembourg".
Économiquement parlant, le CNFP craint un manque à gagner pour l'État luxembourgeois. Surtout dans le cadre du nouvel accord.
Malgré les avantages apportés en termes de mobilité et de confort pour les travailleurs, l'accord peut avoir "un impact non négligeable sur les finances publiques" estime le CNFP.
Ce nouvel accord est signé avec la Belgique et l'Allemagne, mais reste en attente avec la France. Il permettra aux frontaliers de télétravailler la moitié de l'année sans craindre un changement de régime de sécurité sociale.