Nouvelles compétencesL'industrie luxembourgeoise va embaucher ces 2 prochaines années

RTL Infos
Selon un sondage de la FEDIL, la fédération de l'industrie luxembourgeoise, environ 400 nouveaux postes seront créés et 370 devront être remplacés ces prochaines années.
© Twitter @marcangel_lu

L'industrie va avoir besoin d'environ 800 personnes ces prochains mois, dont la moitié afin de remplacer les collègues partis à la retraite notamment, mais également avec la création de nouveaux postes.

Ces chiffres émanent de la 13e enquête de la FEDIL sur les qualifications nécessaires pour travailler dans le domaine de l'industrie et de la construction. Une enquête qui met aussi l'accent sur le changement des compétences requises pour travailler dans un secteur en plein mouvement.

Le vice-président de la FEDIL est également revenu sur la digitalisation et l'automatisation de l'industrie tout en observant une augmentation du niveau des études des personnes embauchées: "nous accueillons de plus en plus d'universitaires, 20% des personnes recherchées ont un master ou un doctorat, ce qui n'était pas du tout le cas auparavant. La révolution industrielle nécessite d'autres compétences", souligne Thierry Wolter.

L'ADEM a également enregistré ce changement avec des profils davantage spécialisés qui sont recherchés en raison de l'utilisation d'une technologie plus poussée et de machines plus compliquées à manier, ce qui ne facilite pas forcément le recrutement.

Les personnes inscrites à l'ADEM disposent généralement d'un DAP, un diplôme d'aptitude professionnelle, qui est cependant encore fortement demandé à hauteur de 44% en moyenne par les employeurs. Certains demandeurs d'emploi ne disposent parfois d'aucune éducation professionnelle, une lacune qu'il faudra donc combler avec des formations ciblées, sans devoir obligatoirement passer par un DAP.

Pour cette enquête, un peu moins de 60 entreprises qui occupent plus de 15.000 personnes ont répondu aux questions de la FEDIL sur les qualifications requises. Cela représente environ 25% du secteur, soit le plus faible taux de participation depuis la première édition en 1998. Un faible résultat qui dépend probablement du contexte économique tendu, selon la FEDIL.

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