
L'industrie du fitness a perdu 50% de sa clientèle pendant la pandémie, selon Charel Trierweiler, président de la Fédération luxembourgeoise de fitness. Ce dernier se réjouit de l'allègement des restrictions, qui relance les inscriptions. Celles-ci sont en hausse. Mais les mois décisifs que sont janvier et février sont perdus. Un nouveau coup dur après l'année de crise 2020.
Il pourrait falloir des mois, voire des années, avant que le seuil de rentabilité soit à nouveau atteint. Et avant de retrouver la situation d'avant la crise, à cause du télétravail et des incertitudes des clients. Ils sont d'ailleurs nombreux à avoir préféré s'équiper à leur domicile avec leurs propres appareils.
Les centres tentent de reconquérir une clientèle en faisant du marketing sur les réseaux sociaux et en recontactant leurs membres. Ils n'ont aucune certitude quant au temps qu'il faudra pour y parvenir.
Markus Waldraff, gérant d'une "Boutique Fitness", est toutefois optimiste. La crise a particulièrement fait prendre conscience aux personnes âgées de l'importance de rester en forme et en bonne santé. Cette forme plus particulière de fitness, qui mise moins sur la quantité de membres, mais davantage sur la prise en charge personnelle, a mieux traversé la crise compte tenu des circonstances. Elle a "seulement" perdu 25% de ses membres.
Dans son grand centre de fitness à Gasperich, Sophian Ait se réjouit également de la levée des restrictions. Pendant la crise, il a dû licencier cinq de ses dix employés malgré les aides financières. Il a également été obligé de renoncer à l'entreprise de nettoyage. Maintenant que les clients reviennent, il y a un manque de personnel. Pourtant, pas question d'embaucher à nouveau alors que personne ne sait comment va évoluer la situation dans les prochains mois.
Le reportage en langue luxembourgeoise: