
Il s'agit déjà de la deuxième lettre ouverte de la part du syndicat SPEBS-CGFP adressée au ministre libéral de l’Éducation Claude Meisch. Et pour cause, le syndicat déplore que les élèves concernés ne pourront ni réintégrer leur classe dans les écoles, ni retourner en maison relais dans leur commune après la rentrée de la fin du mois de mai.
Selon la secrétaire du SPEBS (Syndicat du personnel de l’Éducation nationale oeuvrant spécifiquement dans l’intérêt des élèves à besoins éducatifs spécifiques) Claudine Muller, les enfants n'ont pas eu le choix.
Les élèves auraient dû pouvoir choisir entre un retour complet dans leur classe d'attache avec une partie du temps en maison relais ou bien retourner au centre de compétences ou les groupes ne sont pas non plus divisés en deux. Les élèves ne peuvent pas être pris en charge toutes les deux semaines ou tous les après-midi, comme c'est le cas pour le reste de l'enseignement fondamental.
De plus, il est encore plus compliqué de faire respecter les règles sanitaires aux enfants des centres de compétences.
Lors de la présentation des détails concernant la rentrée du fondamental, le ministre a précisé que des mesures d'hygiène spécifiques aux centres de compétences ainsi qu'au cycle 1 seraient développées en fonction des besoins des élèves. Depuis son discours, aucune explication n'a été fournie. Aucune mise à jour n'a été donnée au syndicat qui déplore un manque total de dialogue.
L'insécurité et les interrogations des parents et du personnel ne cessent d'inonder les boîtes mail de la structure qui n'est pas en mesure de leur donner de réponse concrète pour l'instant, faut d'informations de la part du ministère.
Ce n'est pas la première fois que le ministre est critiqué dans la gestion de la rentée scolaire, un groupement historique de syndicats avait également tiré la sonnette d'alarme juste avant la rentrée des classes terminales.