
Le confinement a-t-il un impact sur la qualité de l'air? Les valeurs d'oxyde d'azote mesurées aux "hotspots" sont en recul, mais pas nécessairement celles des particules fines. Pit Everling, journaliste à RTL, a interrogé David Glod, directeur adjoint de l'Administration de l'environnement.
Le NO2, le dioxyde d'azote, est un gaz qui se forme dans l’atmosphère à partir du monoxyde d’azote dégagé lors de la combustion d'énergies fossiles. A côté de cela, il y a aussi les particules fines.
"Des particules en suspension, qui existent dans la nature, mais qui sont aussi produites par d'autres activités,"explique David Glod.
Il est question de leur impact éventuel sur la santé des humains. Elles pourraient notamment irriter les voies respiratoires. C'est particulièrement le cas autour des "hotspots", c'est-à-dire les lieux où le trafic est très intense.
Avec le confinement, les valeurs d'oxyde d'azote mesurées aux hotspots ont baissé, et cela parce qu'il y a nettement moins de circulation.
"Aux hotspots, le problème principal est le dioxyde d'azote et là, les valeurs sont en recul."
Pour les particules fines, ce n'est pas aussi simple. Il y a par exemple une grosse pollution de fond qui se propage de manière plus homogène à travers tout le pays.
"Là, les sources principales sont tout ce qui est consommé dans les habitations: chauffage, combustion de bois, mais aussi l'industrie et évidemment des sources dans le trafic."
En Allemagne, le fait que les valeurs de particules fines mesurées à certains hotspots ne soient pas en recul actuellement à cause du confinement, est considéré par certains comme une preuve que les interdictions de rouler au diesel seraient erronées et disproportionnées.
"Cette discussion part relativement dans tous les sens, pollution de fond et pollution des hotspots et toutes ces choses qu'on lit sur les réseaux sociaux, elles ne sont pas toujours très objectives."
Maintenant, si ces interdictions de rouler au diesel sont adéquates à ces endroits ou pas, c'est difficile de juger à cette distance, selon le directeur adjoint de l'Administration de l'environnement. La question d'une interdiction de rouler au diesel ne se pose d'ailleurs pas pour l'instant au Luxembourg.
Si on passe au déconfinement, on peut présupposer qu'aux hotspots, la situation va revenir à ce qu'elle était avant les restrictions de déplacements.
Pour améliorer les choses au niveau de la pollution de fond au dioxyde de carbone ou aux particules fines, il faudrait des changements structurels importants en matière de mobilité.