
Ce week-end encore, plusieurs graves accidents de la route se sont produits au Luxembourg. Dont un impliquant un bus. Des événements qui nous amènent à nous poser une question: les routes du Luxembourg sont-elles sûres? Et si oui, le sont-elles plus qu'à l'étranger? Quelques données publiques permettent justement de se faire une idée de la sécurité routière au Grand-Duché.
L'institut de statistiques Eurostat a publié ce week-end un document comparant les pays européens entre eux en termes de victimes de la route sur l'année 2019, avant l'épidémie de coronavirus et la baisse des déplacements qu'elle a provoqué.
En tout, 22 personnes ont perdu la vie sur les routes du pays en 2019. Un record. En faisant une moyenne pour un million d'habitants (afin de pouvoir comparer avec les autres pays), Eurostat estime que ce nombre aurait grimpé à 36 personnes en 2019.
Sur trente pays européens, le Grand-Duché se classe 8e des pays avec la mortalité la plus basse. Assez loin du premier: le Liechtenstein (0 décès). En-dehors de ce bilan routier hors norme, la Norvège (2e, 20 décès) et la Suède (3e, 22 décès) apparaissent plus proches.
En Grande Région, l'Allemagne compte un décès de plus que le Luxembourg (37), quand la France déplore 51 victimes, la Belgique 56.
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En revanche, en comparant le nombre de blessés dans des accidents de la route sur cette année 2019, le bilan du Luxembourg est nettement moins bon. Avec 2.111 personnes blessées pour un million d'habitants en 2019, il est même relégué loin des pays les plus sûrs (15e/29). C'est le double de la France (1.093) mais deux fois moins que la Belgique ou l'Allemagne, avant-dernier selon Eurostat.
Pour s'approcher de son objectif de zéro mort sur les routes (une ambition inscrite dans les objectifs du gouvernement) le Luxembourg a investi dans plusieurs équipements. Des radars fixes ont été installés, y compris sur un feu rouge de la capitale ou sur des tronçons. De nouveaux marquages au sol ont été testés pour réduire le risque encouru par les deux-roues et les CFL s'acharnent à réduire le nombre de passages à niveaux. Le tout alors que les secours ambitionnent de pouvoir intervenir partout en quinze minutes chrono. Suffisant pour garantir la sécurité des usagers face à un trafic toujours plus important?