
"Le fait que les chèques-repas puissent être utilisés sous la forme d'une carte est vraiment positif", affirme Alex De Toffol, patron de plusieurs restaurants au Grand-Duché. La plupart des restaurateurs ont d'ailleurs accueilli favorablement la nouvelle puisqu'elle implique moins de travail administratif et donc un gain de temps significatif.
Cependant, la réforme ne fait pas que des heureux puisqu'elle a amené avec elle une augmentation des frais qui auraient augmentés de 1 à 2%, d'après le secrétaire général de l'Horesca, Steve Martellini. Des frais qui se situaient auparavant entre 4 et 5%.
"Pourquoi les patrons de restaurants doivent-ils prendre en charge l'intégralité de ce frais? Pourquoi les entreprises qui les mettent à disposition ne mettent-elles pas la main à la poche?", lâche Lou Reiter, un restaurateur de la capitale luxembourgeoise. Selon lui, les frais pourraient très bien être partagés.
Le secrétaire général de l'Horesca a également critiqué la politique de prix menée par les prestataires des chèques-repas. "On ne peut pas vraiment savoir d'où viennent ces frais", d'après M. Martellini qui affirme qu'aucune information n'est communiquée à ce sujet.
Le PDG de Sodexo, Sven Marinus, explique sans aller dans le détail qu'un investissement important a été nécessaire pour mettre en place le nouveau système et que de nombreux nouveaux acteurs participeraient à ce nouvel écosystème. Il s'agirait d'une phase de transition qui engendrerait forcément des frais pour les restaurateurs.
Le reportage complet en langue luxembourgeoise