
La fédération luxembourgeoise des hôteliers, restaurateurs et cafetiers (Horesca), qui défend les intérêts d'un secteur touché de plein fouet par la crise du coronavirus, tire la sonnette d'alarme. Ce mardi, elle demande au gouvernement "une aide non-remboursable pour les établissements de moyenne taille comme c’est le cas dans certains pays européens, aide qui devra être proportionnelle à la taille de l’entreprise."Si le Luxembourg a mis en place des facilités de crédits, du chômage partiel et une aide pour les entreprises de moins de 9 salariés, "emprunter aujourd’hui pour payer des charges fixes sans savoir comment rembourser demain ne fera que reporter le problème" souligne l'Horesca.
"De très nombreux établissements sont en grosses difficultés. Ils doivent faire face à un manque de trésorerie, doivent payer des charges qui continuent à courir et ne voient que très peu de lueurs d’espoir se profiler pour les prochains mois. Le risque de sur-endettement est réel ce qui peut provoquer des fermetures définitives pendant ou après la crise."
En anticipant un déconfinement progressif, l'Horesca espère enfin que "les mesures de chômage partiel devront continuer à fonctionner pour notre secteur aussi après la réouverture".
Le Luxembourg compte environ 30.000 PME.