
Une très grande partie des primes souscrites par les assureurs luxembourgeois sont souscrites à l'étranger. Il est question de 42 milliards d'euros, et donc 95% de ce montant à l'étranger.
C'est pourquoi la guerre en Ukraine n'a pas d'impact direct actuellement sur le secteur des assurances luxembourgeois, a expliqué le président sortant de l'ACA, l'Association des Compagnies d'Assurances et de Réassurances du Grand-Duché de Luxembourg. Marc Lauer était l'invité de la rédaction de RTL jeudi matin.
Il y a cependant un effet indirect. Chaque fois qu'une crise éclate, les chiffres d'affaires baissent puisque tout tourne au ralenti. Une grande insécurité dans la population incite les gens à moins investir, moins acheter, moins entreprendre et en conséquence, il y a moins de contrats d'assurance conclus, explique Marc Lauer.

Il semble évident à Marc Lauer qu'avec l'inflation élevée, les prix des assurances augmenteront dans les années à venir. Les assureurs ressentent immédiatement l'impact deux fois.
D'une part les coûts salariaux augmentent à cause de l'index, ce qui a un effet sur la compétitivité à l'étranger. D'autre part, les réparations de voitures, de maisons augmentent et cela en plus la tranche d'index de 2,5%, car les entreprises ne répercutent pas seulement l'index, mais aussi les coûts élevés de l'énergie et la hausse des prix des matières premières.
La pandémie a conduit à travailler différemment dans le secteur des assurances. Le télétravail s'est révélé efficace et a amené beaucoup plus de flexibilité dans les entreprises.
Le secteur a enregistré des pertes nettes en 2020, mais se serait repris en 2021, de sorte que le secteur est à nouveau en bonne position aujourd'hui, malgré les graves inondations de juillet dernier. Concernant ces dernières, la grande majorité des dossiers sont clôturés.
L'augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, la pandémie et une guerre ont montré la valeur réelle des assurances ces dernières années. Il faudrait à présent adapter les modèles des assurances. Il faudrait essayer de contenir le risque et voir si les primes demandées pour les risques sont les bonnes, selon Marc Lauer.