
La liste des accusations est longue: trafic de drogues, blanchiment d'argent, faux et escroquerie y figurent notamment. Au deuxième jour du procès, c'est le premier des sept enquêteurs qui a été entendu. Il a expliqué comment les trois principaux accusés avaient procédé dans leur trafic de drogue présumé.
Pour les trois principaux accusés, emprisonnés depuis leur arrestation, cela doit être un sentiment étrange de se voir sur des photos projetées dans la salle. Ils ont été observés par la police pendant 18 mois.
"Chaque fois que l'accusé a déménagé, nous avons déménagé avec lui", a déclaré l'enquêteur. Sur les photos, on pouvait voir ce que la police a qualifié de possibles remises de stupéfiants. Mais aussi des allées et venues de sacs Valorlux depuis et vers des garages à Kayl et à Leudelange, dont on déduit qu'ils pourraient contenir de la drogue. Le trafic portait sur du cannabis, du haschich et de la cocaïne.
L'un des principaux accusés, dont il a été question lors de la deuxième journée, est considéré comme le chef du gang. La police était sceptique dès le départ lorsqu'elle a commencé l'observation. Plusieurs voitures, une résidence à appartements à Kayl, une maison en construction à Dudelange."Une maison comme celle-ci n'est pas celle qu'un jeune trentenaire peut s'offrir dans ce pays", a dit l'enquêteur à propos de l'accusé aujourd'hui âgé de 31 ans. Ce dernier semble cependant n'avoir encore eu aucun doute majeur à ce moment-là. "C'était quelqu'un qui avait un business relativement bon, qui affirmait que la police ne l'aurait pas", a-ton entendu.
Le procès qui devrait durer jusqu'en juin, a débuté mardi.
L'affaire dite "Bari" a éclaté en novembre 2020. Le nom de Bari fait référence au principal accusé et à son bras droit. Tous deux sont en effet originaires de la région des Pouilles en Italie, dont la capitale est Bari.
Lors de diverses perquisitions, principalement dans le sud du Luxembourg, en 2020, 15 personnes avaient été arrêtées. Six kilos de cannabis, cinq de haschich et trois de cocaïne, ainsi que 80.000 euros en liquide et d'autres objets de valeur avaient été saisis, de même que des voitures de luxe d'une valeur globale de 650.000 euros, notamment une Ferrari, une BMW M5 et une Mercedes G63.