
Les communistes demandent que le "vol de l'index", ou le report de la tranche indiciaire du mois d'août au mois d'avril, soit annulé et que le pouvoir d'achat des ménages soit réellement renforcé. Cela devrait se faire grâce à une tranche indiciaire d'avance de 1,5%, tout comme une adaptation des barèmes de l'impôt sur le revenu à l'inflation. La hausse des tarifs administratifs devrait être suspendue et les accises ou la TVA devraient être radicalement revus à la baisse.
Ali Ruckert, président du KPL, qualifie de "mensonge de la part des patrons" la version comme quoi ces mesures n’aggraveraient pas l'inflation: "la Chambre des salariés a démontré que l'index n'a pratiquement aucun effet sur l'inflation. L'index est un mécanisme qui sert à compenser ultérieurement la perte de pouvoir d'achat", rappelle Ali Ruckert.
"Afin de réduire les inégalités salariales, il ne faut pas utiliser l'index, car il ne s'agit pas d'un instrument capable de faire de la politique sociale. Pour lutter contre ces inégalités, il faut augmenter le salaire minimum", selon Ali Ruckert qui est d'avis que cela ne ferait pas de mal aux entreprises, tout comme l'index.
"Les patrons nous racontent ça depuis 50 ans, si c'était vraiment le cas, qu'ils nous montrent leurs comptes" s'exclame le président du parti communiste qui s'énerve sur le fait qu'au même moment où l'index a été manipulé, une banque luxembourgeoise a publié son bénéfice de plusieurs centaines de millions d'euros et que plus de 100 millions ont été redistribués aux actionnaires: "c'est une redistribution de l'argent des personnes qui travaillent aux grands capitaux", regrette Ali Ruckert.
Le KPL a d'ailleurs décidé pour ces raisons de se joindre à l'OGBL lors de la manifestation du 1er mai. Ali Ruckert espère que cette campagne sera une "imposante vague" contre le vol de l'index et la réduction des avantages sociaux.