
Plusieurs mois après leur dernier coup d'éclat lors de l'occupation du Pont Rouge en mai, les étudiants du Luxembourg remettent le couvert. Et comme au printemps, ils ont choisi un vendredi pour sécher les cours et aller manifester dans les rues de la capitale, à l'instar des grèves lancées par Greta Thunberg.
À l'appel de Youth for Climate Luxembourg et Greenpeace, ils seront vraisemblablement nombreux à quitter les salles de classe vendredi matin dès 10h pour se rassembler sur le parvis de la gare à 11h. De là, ils chemineront jusqu'à la Kinnekswiss, où seront organisés concerts et discours dénonçant la politique environnementale du gouvernement, jugée insuffisante.
Hier jeudi, le ministère de l'éducation nationale a rencontré des représentants de Youth for Climate Luxembourg. Après avoir considéré que les jeunes ne pourraient pas être excusés, le ministère et les organisateurs se sont mis d’accord que "sur présentation de l’accord écrit des parents (les élèves majeurs peuvent introduire une demande écrite par leurs soins) les absences des élèves désirant participer à la manifestation seront excusées et inscrites comme telles au livre de classe".
"La jeunesse n'accepte pas que l'inaction politique soit en train de mettre son futur en danger" clame l'organisation de Youth for Climate. Les militants réclament que soit décrétée l'"urgence climatique" au Luxembourg, la réduction des rejets de gaz à effet de serre à zéro d'ici 2030 ainsi que la fin de l'évasion fiscale et des investissements dans les énergies fossiles.
Cette manifestation de rentrée servira aussi de lancement à celle, plus importante encore, du vendredi 27 septembre. Ce jour-là, une "coalition climatique" composée d'une vingtaine d'associations, syndicats et ONG se réuniront au sein de quatre cortèges avant de converger et se retrouver au pied de la Gëlle Fra puis sur la place de Clairefontaine, à côté de la Chambre des députés et du Palais grand-ducal.