
Les responsables se sont basés sur une enquête de 2018 et on documenté qu'en moyenne, les hommes gagnent 1,4 pourcent de plus que les femmes au Luxembourg. Notre pays se classe donc à une relativement bonne deuxième place au sein de l'UE, l'écart pouvant être plus de dix fois plus élevé dans d'autres pays.
Malgré ce "bon" résultat, des inégalités existent aussi chez nous sur le marché du travail. Tout d'abord le taux d'emploi qui peut varier selon le sexe. En parallèle, le facteur travail à temps partiel représente plus de la moitié de l'écart, le taux d'emploi atteint un bon 40 pourcents.
Un homme sur dix travaille à temps partiel alors que chez les femmes ce taux monte à plus d'un tiers, c'est donc ici que l'on retrouve la plus grande discrimination, domaine dans lequel le Luxembourg se retrouve dans le dernier tiers au niveau européen, selon la Chambre des Salariés.
Selon l'étude, ce sont surtout des raisons familiales, les enfants d'abord, qui ont poussé les femmes concernées à prendre cette option. Le fait de devoir s'occuper d'un membre de la famille est également énoncé.
Chez les hommes concernés par le travail à temps partiel, seuls 30 pourcents avancent ces mêmes raisons. Au Luxembourg, les femmes travaillent 25 heures mensuelles de moins que les hommes.
Des améliorations sont donc encore possibles dans tous les domaines du travail, même au Grand-Duché.