
Dès cette fin de semaine "des dizaines, voire des centaines" de patients pourraient être transférés vers d'autres régions, en raison de la situation particulièrement tendue dans les hôpitaux d'Ile-de-France. Les services de réanimation y font face à une très forte augmentation du nombre de patients Covid.
La situation est bien plus rassurante au Luxembourg mais les chiffres continuent de grimper et bien davantage de lits d'hôpitaux sont occupés en cette fin de semaine. Les chiffres indiquent ce vendredi soir qu'au cours des 24 dernières heures, 128 personnes sont hospitalisées dont 32 en soins intensifs.

La semaine passée, la première de mars donc, "une nette augmentation" avait déjà été relevée par le ministère de la Santé avec 107 hospitalisations dont 21 en soins intensifs de patients Covid. La dernière semaine de février, les 86 lits d'hôpitaux étaient occupés par des patients Covid dont 18 en réanimation.
En six semaines, les chiffres ont doublé. Au creux de la 2e vague tout début février, seuls 57 patients Covid étaient hospitalisés dont 11 en réanimation (4 février).
Si les chiffres continuent sur cette lancée "une déprogrammation des opérations non urgentes n'est pas a exclure peut-être dans les prochains jours, voire courant de la semaine prochaine", a expliqué jeudi Paul Junck, président de la Fédération des hôpitaux luxembourgeois (FHL) au micro de RTL.
"Nous avons tout sous contrôle mais commençons en effet à nous inquiéter un peu", a reconnu Paul Junck.
Les courbes grimpent mais de là à parler d'une 3e vague, c'est de la "spéculation", estime-t-il. Paul Junck assure que dans "tous les cas, les hôpitaux sont bien préparés" et bénéficient "d'une expérience d'une année de pandémie". Et il cite les médecins qui ont appris à mieux connaître le virus et à prendre en charge les patients. "Nous sommes bien organisés" et heureusement il y la vaccination... qui progresse lentement.
Reste à savoir si le variant britannique, plus contagieux mais aussi plus pathogène, explique à lui seul ce début de nouvelle vague. Fait est que 65% des séquençages des tests positifs réalisés par le Laboratoire national de Santé (LNS) sont attribués au variant.