
Depuis le début de la guerre en Iran, le secteur pétrolier au sein de l’UE a engrangé des bénéfices exceptionnels de 36 milliards d’euros, tirés uniquement par la hausse des prix de l’essence et du diesel. Ce qui fait 154 millions d'euros de bénéfices par jour. C’est ce qu’a révélé Greenpeace Luxembourg ce jeudi en se référant à une nouvelle étude intitulée "Superprofits pétroliers dans l’UE" et commandée par Greenpeace Allemagne.
Cette publication intervient le jour même où de grands groupes pétroliers comme TotalEnergies, Shell ou Repsol publient leurs résultats trimestriels.
Entre mars et la mi-septembre 2026, les prix à la pompe ont augmenté de manière disproportionnée par rapport aux coûts de production, qui sont, eux, restés relativement stables, selon Greenpeace. En d’autres termes, Greenpeace estime que ce sont les automobilistes européens qui financent les énormes bénéfices de ces entreprises.
D’après les analyses de Greenpeace, les bénéfices exceptionnels des sociétés pétrolières au Luxembourg se sont élevés à 210 millions d’euros pour la seule période allant de mars à la mi-octobre 2026.
"Les compagnies pétrolières exploitent sans vergogne des personnes qui dépendent de leur voiture, et tirent profit des guerres ainsi que de la destruction du climat pour s’enrichir ", dénonce Altynaï Bidaubayle, chargée de campagne chez Greenpeace Luxembourg.
Greenpeace "exhorte les gouvernements européens, dont le luxembourgeois, à plaider en faveur d'une taxe pérenne sur les bénéfices des entreprises pétrolières et gazières". Six États membres de l'UE ont réclamé une taxe sur les superprofits des entreprises du secteur des énergies fossiles. La Commission européenne a été chargée de mettre en place un groupe de travail sur le sujet.