Planning familialLes demandes d'avortement ont progressé de 5 % en 2025

Dany Rasqué
adapté pour RTL Infos
Le Planning familial tenait son assemblée générale mercredi soir, l'occasion de souligner que ses services sont toujours plus sollicités. 1 .254 demandes d’avortement ont ainsi été enregistrées en 2025, soit une hausse de 5 % par rapport à l'année précédente.
© Envato (photo d'illustration)

Le Planning familial est fier que la liberté d’avoir recours à l’IVG en cas de grossesse non désirée sera bientôt inscrite dans la Constitution luxembourgeoise. L’association s’était mobilisée avec de nombreux autres acteurs l’an dernier pour parvenir à ce résultat.

Par ailleurs, les services du Planning familial sont toujours plus sollicités, en 2025, davantage encore qu'en 2024, comme l’a indiqué mercredi soir la présidente du conseil d’administration, Fatima Rougi, lors de l’assemblée générale de l’association.

Au total, en 2025, le Planning familial a dénombré plus de 82.000 contacts et appels téléphoniques, soit une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente. Pour Fatima Rougi, cela constitue un signe clair que les différents services proposés sur les trois sites, à savoir à Esch-sur-Alzette, Luxembourg‑Ville et Ettelbruck, sont "demandés et utiles".

1.254 demandes d’avortement ont été enregistrées en 2025, soit une augmentation de 5 % par rapport à l'année précédente. 990 interventions ont été réalisées dans les centres du Planning familial, c'est un quart de plus que l’année précédente. Fatima Rougi souligne qu’il s’agit uniquement des chiffres de l’association. Il n’existe pas de données officielles au Luxembourg, comme on le sait.

Même si l’interruption volontaire de grossesse vient à être inscrite dans la Constitution, il reste encore suffisamment de revendications pour lesquelles l’association souhaite s’engager dans les années à venir.

Elle demande par exemple que la gratuité des préservatifs. Fatima Rougi explique qu’il est frappant de constater que l’on n’est plus dans la “génération sida” et que, souvent, les préservatifs ne sont plus utilisés, alors qu’ils ne protègent pas seulement contre les grossesses non désirées, mais aussi contre les infections sexuellement transmissibles. Or, de plus en plus de personnes sont concernées par ces infections.

Le Planning Familial confirme également que la violence est en augmentation. L’association aide aussi les personnes concernées dans ce domaine, par exemple via des consultations psychologiques

Une autre revendication du Planning familial est toujours que toute femme puisse recourir à une IVG jusqu’à la 14ᵉ semaine de grossesse, et pas seulement jusqu’à la 12ᵉ semaine. Selon Fatima Rougi, le nombre de femmes que l’association doit envoyer à l’étranger parce que la grossesse est découverte trop tard, n’est pas élevé, mais il s’agit presque toujours de femmes se trouvant dans une situation très précaire. Le fait de devoir justement les envoyer à l’étranger pour avorter constitue une sorte de sanction, venant s’ajouter à une situation déjà difficile.

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