Comité permanent du travail et de l’emploiLes conventions collectives n'étaient pas à l'ordre du jour, malgré la revendication syndicale

Pierre Jans
Le ministre du Travail Georges Mischo a retrouvé mardi les représentants des organisations syndicales et patronales pour une réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE).

Malgré la revendication du front syndical, les conventions collectives n’étaient pas à l’ordre du jour de cette première réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi depuis le clash de cet automne. C’est aussi dû au fait qu’il faut attendre le Premier ministre Luc Frieden, qui souhaite mener les discussions.

Par conséquent, le dossier des conventions collectives reste en suspens. Mais que ce soit au CPTE ou au ministère d’Etat, la présidente de l’OGBL, Nora Back, indique: “Peu importe où ont lieu les discussions, ce qui est important maintenant, c’est que nous avons besoin de résultats concrets. Nous ne pouvons pas compter sur l’adoption de motions à la Chambre ou sur certains ministres qui disent de bonnes choses en interview. Nous avons maintenant besoin de quelque chose de concret et d’engagements noirs sur blanc du gouvernement, que les conventions collectives seront encore renforcées au Luxembourg et non affaiblies davantage.”

Bien que la directive européenne sur le salaire minimum prévoie clairement qu’il ne doit y avoir aucune dégradation pour les salariés lors de sa mise en œuvre, pour Michel Reckinger, président de l’organisation patronale UEL, l’orientation des discussions ne peut pas être déterminée à l’avance: “Un dialogue social a toujours une obligation de moyens, pas une obligation de résultats. Et pour l’instant, un côté se refuse d’y mettre l’obligations de moyens et je pense que nous devons revenir au point où nous pouvons discuter sans lignes rouges et sans avoir à poser ses conditions au préalable.”

Le ministre du Travail, Georges Mischo, ne sait pas non plus quand reprendra la discussion sur les conventions collectives. Il renvoie la balle au Premier ministre, Luc Frieden: “Nous attendrons la ‘table ronde sociale’ ou des réunions bilatérales avec les différents partenaires, pour convoquer à nouveau un CPTE, avec divers sujets qui restent en suspens.”

Georges Mischo reste ambigu, quand il s’agit de ce qui relèvera d’une convention collective à l’avenir et de ce qui n’en relèvera pas. “A ce jour, nous en restons à ce qui figure dans la loi. Et nous avons aussi un accord de coalition auquel nous tenons.”

C’est justement là qu’est le problème: respecter l’accord de coalition sans modifier le code du travail, c’est contradictoire.

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