Chaleur au printempsLes chenilles urticantes très présentes au Luxembourg cette année

Marlène Clement
adapté pour RTL Infos
Elle semble inoffensive, mais elle peut représenter une véritable menace pour les humains et les animaux : la chenille processionnaire du chêne est actuellement en pleine propagation au Grand-Duché.
© Futura Sciences

À elle seule, la ville de Luxembourg a retiré 180 nids de chenilles processionnaires du chêne des arbres au cours des deux derniers mois. C'est nettement plus que l'année dernière.

"Il y en avait un peu moins de 25", précise Jimmy Gales, du service des parcs de la ville de Luxembourg. La chenille processionnaire du chêne prospère sous l’effet de la chaleur: "les températures élevées de ce printemps lui ont permis de se propager particulièrement bien cette année".

© Pierre Weimerskirch

Ce fut également le cas à Cessange, non loin du Kuelebierg. 54 nids ont déjà été retirés des chênes ces dernières semaines, et 20 autres restent encore à traiter.

Le danger s’estompe désormais progressivement. La chenille processionnaire du chêne n’est dangereuse que pendant son troisième stade larvaire, entre mai et juin, lorsqu’elle se dote de ses poils urticants. Elle entre désormais dans une phase où elle commence à se métamorphoser en chrysalide, avant de se transformer en papillon entre fin juillet et début août.

D'ici là, il est toutefois conseillé de faire preuve de prudence et de garder ses distances si l'on aperçoit un tel nid, afin d'éviter tout risque, recommande Jimmy Gales.

Les poils de la chenille peuvent encore provoquer de graves réactions allergiques chez les humains et les animaux, car ils contiennent du venin. Par temps venteux, ces poils peuvent également être projetés dans les voies respiratoires ou dans les yeux.

Vous ne devez en aucun cas retirer ces nids vous-même, mais devez immédiatement en informer la commune, qui se chargera de les faire enlever. Toute personne entrant en contact avec ces poils doit immédiatement les laver ou les rincer sous la douche.

Il faut s’attendre à ce que, avec le réchauffement climatique, davantage de chênes soient infestés. La Ville de Luxembourg est également en discussion avec d’autres communes afin de déterminer comment maîtriser ce problème.

Plusieurs communes installent davantage de nichoirs pour les mésanges, car celles-ci comptent parmi les seules espèces d’oiseaux qui se nourrissent également de ces chenilles. Elles étudient également quelles variétés de chênes présentent un risque d’infestation moindre.

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