
De nombreuses sociétés ont été frappées de plein fouet par le confinement, le commerce en fait également partie. Mais plus de deux mois plus tard, certaines enseignes se sont mieux remises de la crise que d'autres. Nous avons comparé la situation dans deux des plus grands centres commerciaux du pays.
La Belle Etoile est bien remplie et malgré le fait que tout le monde porte un masque, rien ne laisse penser que 2020 serait une année difficile pour de nombreux commerces. Après une période d'hésitation de deux semaines, les clients ont à nouveau retrouvé les rayons des magasins. Le shopping a repris des couleurs à partir du mois de juin, comme nous l'a confirmé le directeur de la Belle Etoile Manu Konsbruck:
„A partir de juin et juillet, les gens étaient à nouveau très présents, voire parfois même plus que l'année passée. Certaines enseignes nous ont confié réaliser un chiffre d'affaires plus élevé que les années précédentes".
La fréquentation du centre commercial de la Cloche d'Or est beaucoup plus calme. Même le supermarché est pratiquement vide. Les magasins à l'étage accueillent effectivement des clients mais comme les couloirs sont plus grands, il y a encore beaucoup de place. Selon Konstantin Kiermeier, le président de l'association des Commerçants de la Cloche d'Or, la fréquentation des magasins du quartier a été divisée par deux, par rapport à la période d'avant-crise. Il en est de même pour les revenus financiers, une situation compliquée à gérer pour certains commerces, sans oublier que les loyers n'ont pas été adaptés à la situation.
La Belle Etoile n'a pas hésité à prendre des mesures concrètes pour venir en aides aux commerçants, selon Manu Konsbruck:
"Deux mois de loyer ont pu être supprimés après de sérieuses réflexions en interne. Il s'agit de beaucoup d'argent quand 105 boutiques ne doivent pas payer de loyer pendant deux mois. Mais le groupe Cactus est solide et si nous n'avions pas pris cette mesure, les conséquences seraient peut-être encore pires".
Les deux centres commerciaux se rejoignent sur un point: un deuxième confinement leur serait fatal. Les commerçants retiennent néanmoins un point positif de la situation actuelle: le souhait de ne pas partir en vacances à l'étranger de nombreux résidents booste les ventes nationales et locales. Les mois d'été devraient donc avoir de meilleures retombées financières que les autres années, en espérant que le nombre des nouvelles infections retombe et se stabilise à un niveau acceptable.