"La police ne peut pas tout faire malgré les moyens dont elle dispose" et la situation d'insécurité vécue par les riverains dans le quartier gare "ne s'est pas améliorée depuis un an", a posé d'emblée Serge Wilmes, premier échevin (CSV), interviewé ce mardi par RTL Radio.
Le déploiement d'agents d'une société de sécurité privée qui a provoqué un tollé la semaine passée et qui a été dénoncée par l'opposition politique lundi, est devenu une réalité ce mardi matin.
Deux groupes de deux agents patrouillent avec un chien dans le quartier de la gare et un binôme sans canidé dans la Ville-Haute. Mais ces agents de sécurité ne sont pas des policiers. Ils ne sont pas armés, ne peuvent procéder à aucun contrôle et n'embarquer personne au commissariat. Mais "comme tout citoyen", ils peuvent intervenir en cas de situation critique et appeler la police.
"Il ne s'agit certainement pas d'une police de remplacement", martèle l'échevin. Pas question de marcher sur les plates-bandes de la police qui "seule dispose du monopole de la force publique" au Luxembourg.
Par contre, la "seule présence" de ces agents privés "est déjà rassurante" pour les habitants. Un effet préventif "qui a déjà porté ses fruits" en d'autre lieux comme à Differdange. La troisième ville du pays a engagé depuis un an et demi une société de sécurité privée dans le même but de "créer le sentiment de sécurité".
Vue la situation critique décrite quotidiennement par les riverains, "ne rien faire n'est pas une option", explique le premier échevin. Il ne comprend pas le tollé que soulève la décision de la Ville, ni même la réaction du ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, qui désapprouve ce choix.
D'autant que la Ville emploie depuis des années des agents privés pour veiller à la sécurité au Marché de Noêl et à la Schueberfouer.
