
Les chiffres obtenus par RTL auprès de la Direction de l'enregistrement, des domaines et de la TVA, montrent que le nombre d'actes notariés de ce type a diminué d'un tiers (- 32,3%) l'an dernier par rapport à 2022. On dénombre seulement un peu plus de 11.000 actes notariés immobiliers en 2023, ce qui constitue un recul de 41,4% par rapport à 2021. Ainsi il y a eu l'an dernier 11.249 "actes notariés avec mutations immobilières". Alors qu'en 2022, il y en avait encore eu 16.607 et en 2021, 19.201. L'expression "actes notariés avec mutations immobilières" regroupe les ventes, les ventes de biens immobiliers dont la construction n'est pas encore achevée (autrement dit les VEFA, ventes en état de futur achèvement), mais aussi les donations, les échanges ou les partages de biens immobiliers. Toutes les types de biens immobiliers sont également pris en compte, qu'il s'agisse de maisons, d'appartements ou de terrains.
Les chiffres de la Direction de l'enregistrement confirment donc clairement que depuis que la Banque centrale européenne a commencé à augmenter son taux d’intérêt directeur à la mi-2022, les transactions ont considérablement diminué sur le marché immobilier.
Le nombre des mutations a particulièrement chuté au cours des derniers mois de l'année 2023. Seulement 780 mutations ont été enregistrées en décembre. Ce chiffre n'avait jamais été aussi bas depuis trois ans. La baisse la plus forte, exprimée en pourcentage et observée sur un an, a été constatée en mai de l'année dernière, avec 43% de mutations en moins par rapport à mai 2022.
Les derniers chiffres du Statec et de l'Observatoire de l'habitat remontent au troisième trimestre 2023. Il indiquaient déjà une tendance à la baisse des transactions, mais ces chiffres concernent uniquement les ventes d'appartements et les VEFA.
A cause du recul de l'activité sur le marché immobilier et donc de l'activité dans la construction, le précédent gouvernement a pris l'année dernière de premières mesures pour stimuler le secteur.
Le nouveau gouvernement est allé encore plus loin la semaine dernière, en ouvrant le chômage partiel pour certaines branches du secteur de la construction. De plus, les ministères du Logement et des Finances préparent des mesures supplémentaires, dont des incitations fiscales, pour booster le marché.