
Il reste de grands défis pour attirer des talents au Luxembourg et les développer. Ainsi des moyens vont être investis dans la qualité de vie avec une meilleure prise en charge sanitaire et de nouveaux modèles économiques, plus respectueux des ressources, par exemple.
Un diplôme doit soutenir l'économie actuelle et l'économie future. Une analyse est en cours pour déterminer ce dont a précisément besoin le marché luxembourgeois.
"C'est pourquoi nous voulons créer un "Observatoire des Besoins en Compétence au niveau nationale", avant tout en ce qui concerne les formations post-secondaires, afin de fournir des indications et de combiner cela avec la stratégie des talents du gouvernement. Il s'agit de développer et d'attirer des talents dont nous avons besoin au Luxembourg. Nous ne pourrons faire cela qu'en sachant ce dont nous avons besoin dans chaque domaine."
L'"upskilling" et le "reskilling", c'est-à-dire la possibilité de compléter sa formation ou de se former à une nouvelle carrière, sont de plus en plus demandées tant par les employés que par les employeurs. Ces options vont être offertes selon le principe "à la carte".
"Nous pensons avant tout aux formations qui conduisent à un certificat, mais qui peuvent aussi être de courte durée., de sorte qu'on ne doit pas faire directement tout son bachelor ou son master, tout en pouvant obtenir des points ECTS, que l'on peut rassembler au cours d'une carrière. Vous pouvez ensuite les compléter et recevoir un diplôme de l'enseignement supérieur."
Les cours seront élaborés en collaboration avec l'Université du Luxembourg et son Centre de compétences. Dans ce contexte, une plateforme nationale d'apprentissage à distance est envisagée. Elle ne serait pas destinée exclusivement aux étudiants de l'enseignement supérieur, les fonctionnaires pourraient aussi en profiter pour leur formation continue.
Pour l'année académique 2018/2019, 6.423 étudiants, originaires de 125 pays, ont été dénombrés au Luxembourg. 43,9% des étudiants étaient des Luxembourgeois.