
La formation politique est une chose qu'il faudrait faire en permanence, un processus qu'il faudrait débuter précocement et ne jamais arrêter. Certains ne s'intéresseraient peut-être pas toujours à la politique, mais bien aux sujets politiques qui concernent leur avenir.
A propos de l'inscription des non-Luxembourgeois sur les listes électorales pour les élections communales, ce serait un processus, explique Marc Schoentgen. En chiffres absolus, ce ne serait pas si mal, mais il faudrait continuer à informer et pas uniquement les années électorales.
Dans d'autres pays comme l'Autriche ou l'Allemagne, voter à 16 ans est une évidence. Au Luxembourg, en 2017, la réponse à cette proposition lors du référendum avait été "non". Mais cela ne devrait pas nécessairement rester ainsi pendant les prochaines années, considère Marc Schoentgen. La société évoluerait. Il faudrait également demander aux jeunes eux-mêmes, car il s'agirait bien d'eux. Le vote obligatoire ou la liberté de s'inscrire seraient des modèles sur lesquels il serait possible de réfléchir afin de booster la participation politique.
Le directeur du Centre pour la formation politique ne ressent pas de véritable lassitude envers la politique. L'intérêt pour la politique en général ne serait peut-être pas toujours présent, mais bien pour les sujets politiques qui concernent les gens et particulièrement les jeunes, comme par exemple le logement ou les questions climatiques. La population ne se sentirait pas toujours prise au sérieux. C'est pourquoi le message de la formation politique devrait être: "chaque voix compte!" Sans votre voix, les autres décident pour vous. Chacun pourrait s'engager politiquement de nombreuses manières dans la société et la démocratie, selon Marc Schoentgen.