
Le catalogue des priorités politiques du nouveau comité du syndicat de communes Syvicol reste le même. Avant tout, il faut revoir le système de pension des fonctionnaires et employés communaux.
"Les priorités politiques restent les mêmes. Les problèmes sont toujours les mêmes aussi", a indiqué Emile Eicher, le président du syndicat de communes Syvicol, pour résumer ce point de l'ordre du jour. Sur ce point, tout le monde est d'accord.
Le système de pension des fonctionnaires et des employés communaux est un sujet d'inquiétude. Il existe un problème structurel, car le nombre de fonctionnaires actifs reste stable, alors que le nombre de ceux qui partent à la retraite ou sont retraités ne cesse d'augmenter. "Les communes ont dû financer ce trou, apparu depuis 2011", souligne Emile Eicher. Une partie directement et une autre indirectement via le Fonds de dotation global. Par le passé, on était à 35% de la contribution des salaires bruts. Maintenant, on est à 48,29%.
Par ailleurs, le Syvicol aimerait toujours pouvoir être représenté au conseil d'administration de la Caisse de pension des fonctionnaires et employés communaux.
Une analyse approfondie du financement des communes est aussi nécessaire. "Il y a un certain nombre de communes, qui nous ont dit qu'elles ont beaucoup de difficultés à faire de gros investissements", selon Emile Eicher. Une autre question est de savoir comment les subventions communales doivent être gérées. Le plafond n'a pas été adapté depuis des années.
Les subventions correspondantes devraient par exemple être adaptées à l'indice de la construction. Il faudrait aussi accorder un préfinancement, car les taux d'intérêt ont augmenté. Là où on construit, les subventions devraient être versées au fur et à mesure. Emile Eicher se réfère à un système du ministère des Sports, qui fonctionne très bien, et qu'il souhaiterait avoir pour les communes.
Parmi les autres priorités politiques, il y a toujours la revendication d'une adaptation du statut de l’élu local, pour ceux qui s'engagent dans la politique locale. Par exemple, que quelqu'un qui vient du secteur privé et s'engage dans une carrière politique, obtienne la garantie de pouvoir retourner dans sa profession.
Puisqu'il y a aussi un manque de personnel spécialisé dans les communes, le Syvicol se demande s'il n'est pas possible d'en discuter avec l'Institut national de l'Administration publique (INAP) afin d'introduire un cycle de formation. Une discussion doit être menée à ce sujet avec les syndicats et l'Etat.