Chaleur, jours de pluie, gaz à effet de serre...Le Statec a pu mesurer l'importance du changement climatique au Luxembourg

Thomas Toussaint
Le Statec a réussi à compiler de nombreuses données démontrant les effets du changement climatique au Luxembourg.
Le Statec a compilé 25 indicateurs permettant de mesurer le changement climatique au Luxembourg.
Le Statec a compilé 25 indicateurs permettant de mesurer le changement climatique au Luxembourg.
© Jean Carlo Emer / Unsplash / Domaine public

Attention, la lecture de cet article va vous donner un sérieux coup de chaud. Une grosse poussée de fièvre qui ne fait de toute façon que nous pendre au nez puisque le Luxembourg va très certainement continuer à se réchauffer durant les prochaines décennies.

D'après les éléments rassemblés par le Statec, la température annuelle moyenne entre 2012 et 2016 était 1,5°C au-dessus des normales mesurées entre 1961 et 1990. Une hausse notable à laquelle s'ajoute la baisse de la quantité de pluie tombée sur le Grand-Duché.

Dans le même ordre d'idées, les experts du Statec constatent que les jours anormalement chauds, lors desquels la température moyenne a dépassé les 30°C, sont de plus en plus nombreux. Avec un record en 2015: 18 jours. Compte tenu des deux épisodes de canicule de cet été, 2019 devrait s'approcher de ce triste record. Dans le même temps, les vingt-cinq dernières années ont été marquées par "des hivers de moins en moins rigoureux".

HEUREUSEMENT, IL Y A AUSSI DES AMÉLIORATIONS

Parmi les 25 indicateurs retenus par le Statec pour mesurer le changement climatique, quelques-uns laissent entrevoir des chances d'amélioration. Et montrent qu'avec des efforts, il est possible de limiter la casse. Le niveau de stress hydrique est encore faible, bien que certaines stations de mesure des cours d'eau ont atteint des niveaux exceptionnellement bas durant certains étés.

Du côté des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de l'atmosphère, le Statec note que celles du Luxembourg ont baissé de 23,2% entre 1990 et 2017. Elles se répartissent entre les ménages (près de 18%) et les activités économiques (plus de 82%). C'est la combustion de carburant qui est responsable d'environ 80% des émissions de l'économie luxembourgeoise.

La consommation d'énergie par habitant a également baissé de 17,2% entre 2008 et 2016. Suffisant pour stabiliser la consommation totale des habitants du pays, dont le nombre croît rapidement.

QUE FAIRE POUR LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE?

Pour poursuivre la lutte contre le changement climatique, le Statec met en avant plusieurs solutions à adopter. L'institut cite notamment une consommation d'énergie réduite ou plus efficace. Cela peut passer par une prise de conscience collective et volontaire ou être imposé par des réglementations environnementales plus contraignantes.

Sans surprise, elle préconise également de remplacer les énergies fossiles par une production basée sur les énergies renouvelables. En 2016, elles représentaient 6,3% de la consommation totale d'énergie du Luxembourg. Un chiffre en constante progression, malgré le tourisme à la pompe, mais qui fait toujours du Grand-Duché un des pays les moins "verts" de l'UE.

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