
Le chômage partiel est prolongé sous sa forme actuelle dans le secteur Horeca jusqu'à fin mai. Le ministre du Travail, Dan Kersch, et l'Horesca, la fédération qui représente le secteur, se sont mis d'accord sur ce point mardi lors d'une réunion. Il reste à déterminer ce qu'il adviendra après le 31 mai.
Le ministre du Travail aurait clairement laissé entendre que le secteur Horeca continuerait à être soutenu avec l'option du chômage partiel en juin. Les conditions de son octroi dépendraient toutefois de l'évolution de la loi Covid et des restrictions sanitaires dans les prochains mois.
Jusqu'à présent, il était question qu'à partir de mai, le chômage partiel serait limité à 50% du total des heures de travail mensuelles normales et que le droit au chômage partiel cesserait au 30 juin. François Koepp, secrétaire général de l'Horesca:
„Pour le mois de mai, il semble à présent effectivement que nous allons continuer avec les 100% tels que nous les avons maintenant. Le fait est que nous n'aurons pas une ouverture totale. Ce sera une ouverture sous conditions, c'est pourquoi le ministre s'est engagé à retenir les mesures pour le moment."
Les entreprises seraient tenues de faire convenablement leur travail. Mais ce serait difficile, selon l'Horesca, car elles ignorent vers quoi elles se dirigent.
„Il est clair et il semble aussi que c'est ce qui est sorti de cette réunion: les entreprises vont devoir déterminer si elles auront encore besoin de tous leurs salariés à l'avenir. Ou, si cette crise se prolonge et que nous ne pouvons toujours pas travailler à 100%, si une partie des employés ne peuvent plus rester dans l'entreprise", a souligné François Koepp.
Il reste à déterminer quelle sera la suite, soit avec un plan sectoriel de maintien dans l'emploi avec les syndicats soit via le Comité de conjoncture.
„Si nous continuons à voir de mois en mois quelle est la situation, comment seraient les ouvertures, à quoi ressemblerait une fermeture, un consensus pourrait se dégager au Comité de conjoncture sur la manière dont les entreprises pourraient continuer."
Mais pour avoir une sécurité en termes de planification, pour être certain de ce qui va se passer d'ici la fin de l'année, il faudrait aller vers un plan sectoriel de maintien dans l'emploi, selon le secrétaire général de l'Horesca.