
Ces chiffres sont issus du dernier rapport "travail et cohésion sociale" du Statec. En comparaison avec 2017, le taux de risque de pauvreté a à peine changé, mais les inégalités ont augmenté. "Les 10% des personnes les plus aisées ont un
revenu moyen qui est 10 fois supérieur à celui des 10% les moins aisées", écrit le Statec dans son communiqué. Les dépenses incompressibles, c'est-à-dire les coûts fixes qu'il faut payer et sur lesquels on ne peut faire d'économies, représentent en moyenne 36% du budget des ménages. Le Statec a calculé qu'une famille avec deux enfants a besoin de 4.213 euros pour pouvoir vivre de manière acceptable. 63% de ce budget est affecté au logement et à l'alimentation.
Au Grand-Duché, un adulte dispose en moyenne de 3.990 euros par mois, avec des variations comprises entre 9.882 euros par mois pour les privilégiés et 979 euros pour les moins aisés.
En ce qui concerne le travail, le Statec constate que l'emploi a crû de 48% entre 2003 et 2017. Au Luxembourg, le marché de l'emploi est dynamique et attractif. En 2018, le Grand-Duché a employé 197.000 frontaliers, dont la moitié de Français. Les Belges et les Allemands représentent chacun 25%.
Quatre salariés sur cinq sont satisfaits de leur travail. Ce taux est plus élevé chez les fonctionnaires d'Etat et les indépendants. Ces dix dernières années, le nombre de télétravailleurs a triplé, mais le télétravail se limite encore à un faible nombre d'heures par semaine: moins de huit heures par semaine dans deux tiers des cas.