Série "projets immobiliers" (1)Le projet "Place de L'Étoile" va-t-il enfin se concrétiser ?

Jeannot Ries
Le 30 septembre, cela fera pratiquement quatre ans que le colossal projet de Félix Giorgetti et BC Partners a été présenté à la mairie de Luxembourg-ville. Il a depuis dû affronter de nombreuses difficultés, explique la bourgmestre.
© Jeannot Ries

Ce projet de développement urbain de la place de l’Étoile, site de quelque 3 ha situé à proximité immédiate du centre-ville, doit concilier logements, bureaux et commerces et conduire à élargir l’actuel pôle d’échanges pour les transports publics. Mais quatre ans plus tard, il est toujours enlisé dans la jungle administrative.

La bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Lydie Polfer, explique pourquoi: “De très nombreuses réclamations ont été déposées et la loi prescrit que nous les entendions toutes. Il y en a eu plus de 100. Nous les avons entendues et nous avons tenté d’en tenir compte autant que possible. Et à présent, nous sommes vraiment sur le point de conclure.”

Pourquoi les citoyens se sont-ils plaints du projet envisagé?

“Nous nous sommes avant tout opposés à la taille colossale du projet, qui est inacceptable. C’était l’un des points, la hauteur des immeubles. Et encore un certain nombre d’autres points, sur les surfaces vertes, le tram, la zone piétonne et la manière dont tout le quartier, le nouveau quartier a été conçu, selon Jo Wagener.

Les travaux vont-ils enfin commencer?

35 ans après la présentation d’une toute première maquette, le projet révisé suite aux recours, entre enfin dans la phase décisive. La bourgmestre de la capitale fait preuve d’un certain optimisme: “Il y avait à certains endroits des immeubles hauts de 15 étages. Et c’était souligné dans la grande majorité des réclamations. C’est pourquoi nous en avons parlé aux propriétaires et ils nous ont présenté de nouveaux projets, qui en tiennent compte et où il y en a considérablement moins”

La bourgmestre n’a pas encore souhaité dévoiler les détails. Dans le nouveau projet, les superficies consacrées aux logements semblent augmenter alors que celles destinées aux bureaux sont revues à la baisse.

La centaine de citoyens ayant déposé un recours examineront d’un oeil critique les derniers plans fin septembre. Des résidents qui regrettent d’avoir été impliqués a minima, juste selon ce que prévoit la loi et qui refusent d’être pointés du doigt comme ceux qui bloquent le projet.

Jo Wagener, qui avait déposé un recours: “Il s’agit de la toute première opposition collective en 30 ans. Tous les autres projets colossaux ont été stoppés net par les responsables politiques eux-mêmes. Cela signifie que c’est la première réelle opposition, que nous menons maintenant depuis deux ans et sept mois.”

Et maintenant?

Si le projet est approuvé le 30 septembre par le conseil communal, le dossier sera transmis au ministère des Affaires intérieures, où le ministre aura deux options: “Il dit: oui, okay! Ce projet tient compte de ces réclamations. S’il fait cela, ces gens peuvent quand même se tourner vers la justice s’ils estiment que ces dernières n’ont pas suffisamment été prises en compte. Ou peut-être pas. Mais s’ils vont devant la justice, nous sommes repartis pour 18 mois. Ensuite, il peut encore y avoir appel. J’espère cependant que d’ici deux à trois ans maximum, nous en serons vraiment au point où les travaux pourront commencer”, indique Lydie Polfer à propos du projet de la Place de l’Etoile.

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