
Le réchauffement climatique peut être arrêté, mais il s'agit de ne pas seulement miser sur le progrès technique, mais aussi sur un changement de comportement humain, a déclaré mardi matin Andrew Ferrone sur RTL.
Selon lui, l'objectif est clair, il est de ramener à zéro les émissions de CO2, qui sont actuellement à 64 % des émissions fossiles.
"Cela signifie que les seules quantités d'émissions qui peuvent être produites, sont celles qui peuvent être absorbées naturellement. Pour limiter [le réchauffement] à 1,5 degré, il faut atteindre le zéro net d'ici 2050."
C'est ce qui ressort de la troisième partie du rapport du GIEC présenté lundi. Plus tard la neutralité sera atteinte, plus le risque de catastrophes naturelles augmentera, d'après Andrew Ferrone. Une composante essentielle serait évidemment la technologie, par exemple l'utilisation d'énergies renouvelables.
"Cela seul, ne suffirait toutefois pas, c'est aussi ce qui ressort du rapport. Il faut également parvenir à un changement dans le comportement des humains. Ce sont ces deux solutions combinées qui pourront avoir un impact."
En ce qui concerne le modèle comportemental, le transport jouerait un rôle important. Télétravailler ou se déplacer autrement que seulement avec sa voiture particulière pourraient être des débuts de solution. Tout comme poursuivre la promotion de l'électromobilité. Mais les pays en développement doivent aussi participer, sinon les objectifs globaux ne pourront pas être atteints.
"Pour rendre cela possible, des flux financiers devaient être mis à disposition. Ceux qui existent déjà actuellement, devraient être fortement augmentés. Ce n'est qu'ainsi que les pays en développement et aussi les pays qui sont en transition, pourraient être soutenus pour atteindre ces objectifs globaux."
Entretemps, les énergies renouvelables seraient moins chères dans de nombreuses régions que les énergies fossiles, ce qui rendrait intéressant et rentable de passer aux énergies renouvelables.
Des objectifs ambitieux auraient été mentionnés à la COP26 notamment, cela indiquerait que les responsables politiques aussi prennent au sérieux les messages du rapport du GIEC, a ajouté Andrew Ferrone. Dans le même temps, le rapport constate toutefois une urgence. La façon dont les politiques agissent en ce moment, serait insuffisante.