
Les prix flambent à une vitesse inégalée à la pompe au Luxembourg depuis le début de l’offensive israélo-américaine en Iran qui concerne directement de nombreux pays du Moyen-Orient, du Golfe et entrave la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
La dernière hausse en date est intervenue au cours de la nuit passée. Le litre de diesel a encore pris 7,6 centimes pour être affiché depuis ce mardi 17 mars à 1,856€ dans les station-services. Diesel et essence affichent des prix record pour cette année. Le prix du diesel n’a jamais été aussi haut depuis trois ans et quatre mois. Il faut remonter à novembre 2022 pour retrouver une telle flambée des prix à la pompe.
En 17 jours, le prix du litre de diesel a littéralement explosé au Luxembourg. Depuis le début du conflit (28 février 2025), il a grimpé à cinq reprises (de 21,1 centimes d’un coup dans nuit du 4 au 5 mars) et n’a diminué qu’une seule fois: -4,8 centimes le 13 mars.
Si on fait le total, le prix du diesel a grimpé de 39,1 centimes en 17 jours. Le consommateur subit de plein fouet les effets du conflit au Moyen-Orient: entre fin février et ce mardi 17 mars, un plein de 50 litres de diesel coûte 19,55€ de plus !
Concrètement l’usager débourse désormais 92,80€ pour son plein. Alors qu’il déboursait encore 73,25 € pour le même plein le 28 février. C’est énorme.
La hausse est tout aussi flagrante pour l’essence, même si elle est moindre. Le SP 95 est le carburant dont le prix a le plus “flambé” après celui du diesel. Le litre de SP 95 a pris 21,9 centimes en 17 jours. Concrètement, lors du passage à la pompe, l’usager paie 10,95 € de plus pour un plein de 50 litres. Alors qu’il déboursait 74,15 € le 28 février, il paie désormais 85,10 €.
Les automobilistes qui roulent au SP 98 s’en sortent “mieux” entre guillemets. Pour le même plein de 50 litres il paie aujourd’hui 88,95 € à la station. Contre 80,85 € le 28 février. C’est une différence de 8,10 € en 17 jours pour un même plein de 50 litres.
Dès le 5 mars, jour de la hausse record du diesel (+21,1 centimes le litre), déi Lénk a réagi et demandé que le sujet de la hausse des prix de l’énergie soit débattu lors d’une séance publique au sein de la Chambre des députés afin de savoir quelles mesures “le gouvernement envisage de prendre afin de protéger les consommateurs et consommatrices” des effets de cette flambée à la pompe sur leur pouvoir d’achat.
L’heure d’actualité demandée par la sensibilité politique se déroulera ce mardi après-midi devant le parlement.