
En 2021 par exemple, sur un nombre de 4.450 entreprises de construction, il y a eu environ 130 faillites, ce qui correspond à un taux de 3%. Ce taux est resté quasiment stable au cours des quatre dernières années. Il n'est donc pas possible de dire que davantage d'entreprises du secteur ont dû mettre la clé sous la porte à cause de l'impact de la pandémie.
Comme le précisent les ministres Franz Fayot, Sam Tanson et Lex Delles en réponse à une question parlementaire du député libéral André Bauler, si des entreprises de construction ont connu des difficultés en 2021 en raison de la pandémie, ce serait à cause des absences du personnel et non du manque de commandes.
Les faillites n'auraient pas pour origine la crise du coronavirus, mais plutôt une mauvaise gestion de l'entreprise. La pénurie de matériaux de construction n'aurait pas contribué non plus aux faillites, selon les trois ministres.
En ce qui concerne les fusions et acquisitions d'entreprises de construction, les ministres de l'Economie, de la Justice et des Classes moyennes se réfèrent à une consultation publique en cours en vue de l'introduction en droit luxembourgeois de futurs contrôles afin de surveiller les concentrations d'entreprises dans le sens d'une concurrence saine et de l'impact sur le marché.