EtudeLe niveau de vie, un facteur de risque face au Covid-19

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Les femmes ont été plus souvent contaminées par le coronavirus que les hommes, mais elle ont été moins souvent hospitalisées. Le nombre de décès de femmes liés au Covid-19 est également inférieur à celui des hommes.
© Didier Weber / RTL

Les personnes en situation socio-économique fragile sont touchées de manière fortement disproportionnée par le Covid-19, selon une étude du ministère de la Santé, réalisée en collaboration avec l'Institut de recherche Liser et le Statec. Les personnes dont les revenus annuels sont inférieurs à 25.000 euros, présenteraient le risque le plus élevé de contracter le coronavirus et d'être hospitalisé.

Plus les gens ont des revenus élevés, plus ils sont vaccinés, moins ils s'infectent et moins ils arrivent à l'hôpital. Le risque d'être hospitalisé était 1,6 fois plus élevé chez ceux disposant de revenus annuels inférieurs à 25.000 euros que chez ceux disposant de plus de 60.000 euros annuels.

Le niveau de vie est donc l'un des principaux facteurs de risque en matière de Covid-19, en plus de l'âge, du sexe et du pays de naissance, selon la ministre de la Santé.

Paulette Lenert: "Par exemple, les résidents nés au Portugal, notre plus grand groupe de personnes nées à l'étranger au Luxembourg, avaient un taux d'infection relativement élevé, mais ils ont moins souvent développé une forme grave de la maladie que d'autres groupes. Sans aucun doute, le taux de vaccination élevé que nous avons pu constater, les a aidés."

En revanche, les personnes nées dans un pays de l'ex-Yougoslavie, ont été infectées au coronavirus plus que la moyenne, ont été plus que la moyenne hospitalisées et sont aussi plus souvent décédées du Covid-19. Cela pourrait ne pas être seulement la conséquence d'un taux de vaccination bas dans cette communauté. L'accès à l'information ainsi qu'un nombre plus élevé de comorbidités joueraient également un rôle.

Le nombre d'infections au coronavirus a été plus élevé chez les femmes que chez les hommes. En revanche les hospitalisations ont été plus fréquentes pour les messieurs. Le nombre de décès liés au Covid a également été deux fois plus important chez les hommes. Sans surprise, le principal facteur d'une forme grave de la maladie est l'âge.

Il serait important de comprendre que nous voyons ici des corrélations et pas des causalités, explique Ioana Cristina Salagean du Statec.

Ioana Cristina Salagean: "Les différences selon les facteurs socio-économiques,reflètent des différences qui existent déjà par rapport à l'exposition au virus. Les gens se sont contaminés au travail, à la maison, à l'école, où ils avaient des contacts sociaux. L'adoption desmesures de prévention n'a pas été la même. Nous n'avons pas pu étudier cela dans nos données, mais il est important de le garder en tête."

L'étude indiquerait qu'il subsiste des lacunes dans le système de santé, qu'il convient de combler, selon la ministre de la Santé.

Paulette Lenert:"Un projet important en ce sens est évidemment l'accès universel aux soins de santé. Il y a aussi une carte sanitaire, il y a des mesures de prévention, il y a une promotion généralisée de la santé, c'est-à-dire pas seulement la lutte contre les maladies et leur traitement, mais au préalable, la promotion d'un style de vie sain."

Les données pour réaliser cette étude, ont été collectées entre le 1er mars 2020 et le 27 octobre 2021, soit avant l'apparition du variant Omicron.

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