
Les experts de l'association allemande visant à promouvoir le transport ferroviaire, se sont penchés lundi sur le modèle luxembourgeois dans le cadre de l'année européenne du rail, et ont également salué la gratuité des transports publics au Luxembourg.
S'il est toujours possible de contester la gratuité totale du bus, du tram et du train, l'approche du Grand-Duché a toutefois nourri les discussions. Et rien que cela peut contribuer à faire évoluer les mentalités. En décembre, la Métropole du Grand Nancy avait fait un premier pas.
"A la différence de l'Allemagne, le Luxembourg investit plus dans les infrastructures ferroviaires que dans la construction de routes. C'est la bonne voie pour mener une politique de mobilité plus efficace,", selon Dirk Flege, gérant de l'association "Allianz pro Schiene" (Traduisez: "L'alliance pour le rail"). Pour que le train soit effectivement une alternative à la voiture ou à l'avion, l'offre doit être bonne.

Ce qui est particulièrement important pour le Grand-Duché, c'est l'aménagement de la ligne de Bettembourg, d'après le ministre de la Mobilité, François Bausch:
"Cette ligne va être aménagée jusqu'à Thionville, afin que les trains ne soient pas ralentis entre la ville française et la frontière. Car plusieurs lignes ainsi que le transport de fret et le TGV se rejoignent ici, formant l'épine dorsale de l'ensemble du réseau. L'expansion va accroître les capacités de 60%."
La ligne ferroviaire qui relie la capitale luxembourgeoise à Bruxelles doit aussi être absolument aménagée, car il est impensable que le trajet en train soit plus long d'une heure que le trajet en voiture. Ce n'est pas attractif, selon François Bausch. Les trois villes européennes que sont Strasbourg, Luxembourg et Bruxelles, devraient être reliées de façon optimale par le train.
Le reportage en langue luxembourgeoise: