
Le débat ne sera pas avancé, mais la pétitionnaire, qui a réuni en un laps de temps très court les signatures nécessaires contre la réouverture prévue des écoles, aura une entrevue jeudi matin avec le ministre de l'Education, Claude Meisch. La décision a été prise jeudi lors d'une réunion de la Commission parlementaire des pétitions, après concertation avec le ministre.
La présidente de la Commission, Nancy Kemp-Arendt, a précisé que ses membres étaient arrivés à la conclusion qu'il était préférable de maintenir le délai pour la récolte de signatures, tel que le prévoit le règlement.
Comme le précise le site internet de la Chambre, "Une minorité des députés ont suggéré de modifier à court terme le Règlement de la Chambre et d’introduire une procédure d’urgence qui permettrait d’organiser des débats publics au cas où une pétition publique a recueilli 4.500 signatures avant la fin du délai des 42 jours (...). La majorité des députés s’est montrée très réticente de modifier à court terme le Règlement de la Chambre, surtout pendant un état de crise. Pour certains députés, changer le Règlement de la Chambre en temps de crise serait un exercice dangereux pour la démocratie."
Selon la députée CSV Nancy Kemp-Arendt, l'essentiel est que la pétitionnaire puisse poser ses questions au ministre avant la réouverture des écoles.
La pétition 1550, qui demande que les écoles et les structures d'accueil restent fermées jusqu'en septembre pour protéger les enfants et les élèves du Covid-19, a recueilli plus de 6.000 signatures à ce jour.
Dans les prochains jours, une autre pétition sera ouverte aux signatures. Cette dernière demande que les crèches, les écoles fondamentales et les maisons relais rouvrent le 25 mai, comme prévu.
Mercredi prochain à la Chambre, une heure d'actualité sera consacrée à la réouverture des établissements scolaires.