École à la maisonLe Lycée Vauban fait tout pour "assurer la continuité des apprentissages"

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Alors que les vacances de Pâques viennent de commencer, la direction et les professeurs de l'École et du Lycée Vauban se mobilisent pour la suite.
Une élève de Terminale qui suit les enseignements à distance.
Une élève de Terminale qui suit les enseignements à distance.
© Lycée Vauban

Comme toutes les écoles du Luxembourg, l'École et le Lycée Vauban ont dû faire face à l'épidémie du coronavirus et à la fermeture des classes.

"Nous avons anticipé le plus possible l'organisation des enseignements à distance", commence Anne-Marie Thiébert, proviseur de l'établissement qui accueille 1.000 élèves en primaire et 1.600 en secondaire.

Ainsi, du matériel a été mis à disposition des professeurs et du personnel qui en manquaient: ordinateur ou tablette, micro, casque, les élèves, ou plutôt leurs parents étant souvent mieux équipés que leurs enseignants.

Vauban travaille déjà tout au long de l'année avec un "espace numérique de travail" où professeurs, élèves et parents peuvent échanger, trouver des documents et ressources utiles. Ce dispositif a été renforcé par les outils collaboratifs du marché comme Teams.

EMPLOI DU TEMPS INCHANGÉ

"Jusqu'au vacances, nous avons ainsi réussi à suivre les emplois du temps habituels des classes de collèges et lycées", se réjouit la proviseur: les élèves ont suivi les cours à travers des classes virtuelles données en direct par les professeurs.

"Pour la suite, nous allons laisser le choix aux enseignants de donner un cours ou de fixer des rendez-vous réguliers avec la classe avec des devoirs, un programme à suivre, des documents à lire", poursuit-elle.

Des évaluations sont réalisées pour la vérification des acquis, mais sans donner de notes et en séparant les résultats de cette "période spécifique". Comme les directives françaises l'ont précisé, le brevet et le baccalauréat seront remplacés par le contrôle continu avec les notes de l'année.

BIENVEILLANCE ET SOUPLESSE

"Nous sommes conscients que c'est plus difficile dans certaines familles et pour certains élèves. Il nous faut faire preuve de souplesse et de bienveillance", estime Anne-Marie Thiébert. Elle pense notamment aux familles où plusieurs enfants doivent suivre différents cours en même temps ("généralement les plus grands passent d'abord"), aux familles qui ne maîtrisent pas le français (l'école accueille 39 nationalités différentes) et aux parents qui (télé)travaillent.

La seule source d'inquiétude vient des élèves qui se manifestent pas ou peu, "surtout ceux qui avaient déjà des difficultés."

EN PRIMAIRE AUSSI

Pour les petits, l'organisation est différente, notamment parce qu'ils n'ont pas l'autonomie nécessaire pour s'organiser et parce que les outils numériques sont moins adaptés, on ne peut pas créer leur un compte Teams pas exemple.

"Nous adaptons les outils et les demandes en fonction des âges et des familles", explique Cédric Hartvick, directeur de l’école primaire.

Les enseignants sont en contact avec les enfants à travers les parents qu'ils joignent généralement par e-mail. Ils ont réalisé des capsules vidéo pour expliquer les activités ou donner des cours.

"Le lien entre les instituteurs et les enfants manquent surtout aux plus petits. On va essayer de mettre en place des visioconférences après les vacances." Les outils sont en effet développé au fur et à mesure des besoin et des capacités de chacun.

"Cette période est difficile et fatigante, mais elle nous oblige à la créativité et resserre les liens d'entraide entre les enseignants", conclut le directeur, optimiste.

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