
C'est la vision du Grand-Duché que partage et critique la Commission européenne.
Selon l'institution basée à Bruxelles, la pollution de l'air et la surcharge du trafic automobile aux heures de pointe garantissent d'énormes problèmes au Luxembourg en matière de compétitivité et d'écologie. Sans proposer de nouvelles mesures, le pays n'arrivera pas à réduire de 20% son taux d'émission de gaz à effet de serre jusqu'en 2030. Plusieurs facteurs comme le prix élevé de l'immobilier, la faible imposition des carburants et les frontaliers qui font le trajet chaque jour entre le Luxembourg et leur pays d'origine, freinent une amélioration de la qualité de l'air et de la circulation.
La situation du logement a également été épinglée par la Commission qui la considère comme un problème sévère. D'un côté le Luxembourg connaît une forte croissance de sa population, des financements intéressants et un grand nombre de frontaliers. D'un autre côté, l'offre immobilière et les investissements sont encore trop limités. Les propriétaires de terrains ne sont pas motivés à vendre ou faire construire, faute d'incitations de la part des autorités. L'attractivité du pays est clairement impactée à cause de l'offre inadéquate, toujours selon le dossier de la Commission européenne.
La politique d'imposition est un autre sujet critiqué par la Commission qui est d'avis que certaines entreprises profitent du système national pour obtenir des conditions très agressives, malgré certains efforts de la part des autorités luxembourgeoises. Les auteurs du dossier se basent sur le nombre très élevé de paiements de dividendes, d'intérêts et de frais de transfert de licences dans le PIB.
La Commission est également d'avis que les Luxembourgeois ne travaillent pas assez longtemps. Des mesures seraient nécessaires pour que la vie active des employés soit plus longue.
Cette analyse doit encore être présentée au Conseil des ministres afin d'obtenir leur accord pour que son contenu soit officiellement reconnu comme recommandation du Conseil au Luxembourg.