
L'éventualité d'un "Brexit dur" continue à planer comme une ombre au dessus de l'Europe et les répercussions pourraient être importantes pour le Luxembourg, du moins dans le domaine pharmaceutique.
En effet, si à ce stade, il est difficile d'évaluer les effets d'un "Brexit dur" sur le marché luxembourgeois, on sait depuis vendredi que le marché pharmaceutique devrait connaître "des dysfonctionnements".
Ce sont les mots du ministre de la Santé lui-même et il est allé plus loin: "Le Luxembourg sera confronté au même titre que ses voisins à un risque potentiel de pénurie de certains médicaments."
Il faut savoir que près de 3.000 médicaments distribués en Europe sont actuellement produits au Royaume Uni et dans le cas d'un "Brexit dur", ces médicaments "seraient soumis aux exigences et contrôles supplémentaires de la part de l'Union européenne".
Si Etienne Schneider s'est voulu rassurant en affirmant que "le Luxembourg n'est pas pour autant dépendant de la production britannique", il a concédé que les moyens à disposition "ne permettent pas de déterminer à combien s'élève le nombre de médicaments fabriqués au Royaume Uni commercialisés au Luxembourg".
En clair, cela signifie que l'on ne peut pas estimer à quel point le marché pharmaceutique luxembourgeois sera affecté dans l'éventualité d'un "Brexit dur". Pour ce qui est des professionnels de la santé, d'après le ministre, ils sont au courant des conséquences engendrées par un éventuel retrait sans accord du Royaume Uni de l'UE.
M. Schneider a conclu en assurant que "des informations plus détaillées seront mises à disposition de la population au courant de mois de septembre à moins que la date butoir de Brexit ne soit à nouveau reconduite".
Reste à espérer qu'un accord soit trouvé pour éviter les désagréments d'une éventuelle pénurie de médicaments au Luxembourg et dans les pays voisins.