EnvironnementLe Luxembourg retient le positif d'une COP26 décevante

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Après l'obtention d'un nouvel accord lors de la COP26, le Luxembourg fait le bilan de ces deux semaines de négociation. Et veut voir des avancées, malgré le succès mitigé de ce sommet environnemental.
© Riccardo Mion / Unsplash

Faut-il voire le verre à moitié vide ou à moitié plein? Après une COP26 jugée globalement décevante, et marquée par une reculade sur la sortie du charbon, l'heure est au bilan.

Lundi soir, le ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable a évoqué "un accord international mémorable marquant plus d’ambition" dans la lutte contre le changement climatique. "Le paquet de décisions a été voté malgré les révisions en dernière minute de l’Inde et de la Chine concernant les passages sur les énergies fossiles" souligne le ministère de Carole Dieschbourg.

Le Luxembourg a notamment promis de financer à hauteur de 220 millions d'euros de "financement climatique international", dont la moitié pour l'adaptation au changement climatique dans les pays les plus vulnérables. Soit "le montant le plus élevé par habitant de tous les pays" souligne-t-il.

Le ministère avance également le rôle du Grand-Duché dans la négociation positive des "pertes et dommages", "notamment en ce qui concerne le financement de l’assistance technique aux état insulaires et autres pays vulnérables, afin de se protéger contre les immenses dégâts qu’ils risquent de subir, et subissent déjà". Le Luxembourg et 141 autres pays ont aussi promis "d’arrêter et d’inverser la déforestation mondiale d'ici 2025".

Le Grand-Duché a également profité du rassemblement pour rappeler son opposition au nucléaire comme moyen de production d'énergie bas carbone. En outre, les rejets nationaux de méthane doivent être réduits de 30% entre 2020 et 2030 et le Luxembourg s'est engagé à "accélérer" la transition vers un parc automobile à zéro émissions.

POURQUOI LA COP26 DÉÇOIT MALGRÉ TOUT

Globalement, en dépit de quelques avancées, le texte final accepté par les États s'est avéré être moins ambitieux qu'espéré: il permettra de tenir compte de "circonstances nationales particulières" pour réduire le recours aux énergies fossiles, notamment le charbon. Or, "la décision finale stipule que les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 45% au cours de cette décennie" explique le ministère.

Bien que l'objectif de 1,5°C décidé à la COP 21 à Paris en 2015 n'est pas enterré, l'accord trouvé ne garantit en rien qu'il soit respecté. À ce stade, la planète se trouve sur une trajectoire de réchauffement de 2,7°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Une différence de taille selon les experts, qui insistent sur le fait que "chaque dixième de degré compte" pour limiter inondations, sécheresses ou canicules avec leur cortège de dégâts et de victimes.

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