
Plusieurs pays ont déjà réagi. La République tchèque a assimilé le symbole "Z" à la croix gammée, la Lettonie l'a interdit, et même chez nos voisins allemands, vous encourez une sanction si vous arborez la lettre Z en tant que symbole.
Au Luxembourg, un symbole ne peut pas être interdit en tant que tel, explique la ministre de la Justice, Sam Tanson, qui précise que chez nous, c'est davantage le contexte général dans lequel est utilisé le symbole, qui est examiné.
"Nous n'avons pas de système d'interdiction de symboles, nous avons plus un système général où est examiné le contexte de l'action. Ce n'est pas seulement par rapport aux symboles, ce peut aussi être par rapport aux mots utilisés ou par rapport aux actions réalisées. Cela signifie qu'à ce jour, nous n'avons pas d'autres symboles qui sont interdits."
Mais cela ne signifie pas que vous pouvez les utiliser comme vous le souhaitez. Il y a deux cas de figure dans lesquels vous vous rendez passible d'une sanction. Par exemple quand un symbole est utilisé pour inciter à la haine.
"Le premier, c'est quand il y a une incitation à la haine. C'est-à-dire si vous faites quelque-chose ou que vous utilisez un symbole, qui conduirait à l'incitation à la haine contre une certaine partie de la population. Dans ce contexte-ci, cela peut par exemple être la population ukrainienne, ce peut être une religion, ce peut être une idéologie, ce peut être le genre et là, c'est le tribunal qui doit apprécier si l'utilisation d'un symbole tombe dans ce cadre."
Il est également répréhensible au Luxembourg de minimiser ou nier une guerre et des crimes de guerre s'ils sont clairement prouvés juridiquement.
"La Cour pénale internationale s'est saisie de la question, elle est en train d'examiner si des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ont été commis en Ukraine. Si la Cour arrive à cette conclusion et que quelqu'un dit ensuite qu'il n'y aurait ni guerre, ni crimes de guerre ni crimes contre l'humanité, il encourra une sanction."
Mais il s'agit là d'une procédure qui est toujours en cours, précise la ministre de la Justice. Une enquête qui pourrait s'avérer longue.
Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois: