
L'organisation intergouvernementale vérifie si le Grand-Duché est en règle avec les dispositions contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Les mécanismes nécessaires ainsi que leur fonctionnement sont également contrôlés.
Malgré l'annonce de la mission pour l'été 2020, des travaux de reconnaissance ont été signalés par le magazine en ligne Reporter. De son côté, Paperjam précise que la mission s'étend du 26 octobre au 11 novembre 2020 et se déroule sous la responsabilité de Kellie Bailey.
Depuis des mois, voire des années, les ministères de la Justice et des Finances s'activent afin de faire respecter les règles sans nuire au pilier de l'économie luxembourgeoise. Toutes les dispositions internationales en la matière n'auraient d'ailleurs pas été appliquées au Luxembourg.
Les décisions européennes et internationales ne font pas encore complètement partie du Droit luxembourgeois. Même si une augmentation du nombre de signalements et d'éradications des cas frauduleux est observée, des failles sont toujours constatées dans le système luxembourgeois.
Lors de sa dernière évaluation en 2010, le GAFI avait qualifié le Luxembourg de "partiellement conforme". Certains points n'étaient cependant "pas conformes".
L'ancien ministre de la Justice François Biltgen avait émis une mise en garde face à l'évaluation du GAFI à l'époque: si le Luxembourg se retrouvait à nouveau sur une "liste grise", il s'agirait d'un "gros problème" pour le pays. En 2009, le G20 avait mis le Luxembourg sur liste grise pendant la crise, ce qui avait dramatiquement terni l'image du pays et de son économie.