Polémique à Luxembourg-villeLe LSAP critique l'exposition d'une installation d'un artiste condamné pour harcèlement sexuel

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Un artiste, qui a été condamné pour harcèlement sexuel, doit-il être exposé à Luxembourg-ville, particulièrement pendant l'Orange Week?
L'installation
L'installation
© MANUEL DORATI / Controluce / Controluce via AFP

Tel est l'objet de la question urgente adressée par la section locale du LSAP à la bourgmestre de la Ville de Luxembourg. Le parti socialiste critique surtout la position des autorités locales. Dans le cadre de l'Art Week, l'installation "L'homme qui mesure les nuages" de l'artiste belge Jan Fabre était exposée au Glacis le week-end dernier. Or cet artiste a été condamné il y a deux ans à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel et attentat à la pudeur vis-à-vis de 12 ex-collaboratrices.

"Il ne s’agit pas ici de bannir pour toujours l’art de cet artiste après qu’il a purgé sa peine," souligne la conseillère communale socialiste Maxime Miltgen, dans sa question à la maire de la capitale. Mais pour le LSAP, c'est un "signal très problématique" et il y a contradiction entre le soutien accordé par la Ville de Luxembourg à un artiste condamné et son engagement contre les violences faites aux femmes dans le cadre de l'Orange Week, un événement toujours en cours. Les deux événements tombaient effectivement au même moment cette année.

L’œuvre d’art constitue une contribution importante à l’art contemporain. Mais le fait que la statue ait été exposée sans être contextualisée en ce moment, alors que de nombreux événements ont lieu dans tout le pays pour attirer l’attention sur les violences envers les femmes et les jeunes filles, est difficilement compréhensible. Le minimum aurait été de contextualiser l'oeuvre, afin d'éviter toute glorification de l'artiste et d'engager un dialogue avec le public sur les questions éthiques, estiment les socialistes de la capitale.
 
Dans le sillage du scandale MeToo, Jan Fabre, chorégraphe, sculpteur et metteur en scène anversois, avait été publiquement dénoncé dans une lettre ouverte par d'anciennes collaboratrices pour son climat de travail toxique, ses jeux de pouvoir et son harcèlement sexuel, une lettre intitulée "pas de sexe, pas de solo".

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