
Depuis le 27 mars 2020, les entreprises, dont l'activité était jugée essentielle, avaient le droit de demander une extension de la durée du travail journalière de 8 à 12 heures, soit 60 heures par semaine. Cette mesure aurait dû prendre fin lundi avec le déconfinement, puisque dans le cadre de l'annonce de la phase deux, le gouvernement a supprimé la liste des activités à considérer comme essentielles ... Mais le LCGB constate que le gouvernement a précisément réintroduit cette règle le jour de l'entrée en vigueur de la phase deux du déconfinement, et cela, sans motivation et sans information ni consultation préalable des syndicats, critique-t-il dans un communiqué. Les autorités auraient ainsi ouvert la porte à de nombreux secteurs pour qu'ils profitent de cette disposition pour rattraper les retards accumulés ces dernières semaines.
Le LCGB juge cette disposition inacceptable et demande que le gouvernement retire cette mesure d'exception. Cette "dérogation à la durée du travail légal", comme la qualifie le LCGB, ne devrait valoir que comme solution d'urgence ultime. C'était dès le départ une demande du syndicat, qui avait réclamé "plutôt un renforcement des équipes par du personnel supplémentaire pour garantir le repos requis."
Le syndicat regrette que son avis n'ait pas été pris en considération et que cette mesure soit à nouveau en application en phase de déconfinement. Il déplore que le gouvernement ait agi en faisant cavalier seul, sans aucun dialogue social avec les syndicats.