Défenseurs des droits de l'enfantLe grand défi des réfugiés mineurs

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Les enfants ont les mêmes droits dans tous les pays du monde et ceux qui s'engagent pour leurs droits sont souvent confrontés aux mêmes problèmes.
Des enfants ayant fui l'Ukraine, dans un centre pour réfugiés en Bulgarie.
Des enfants ayant fui l'Ukraine, dans un centre pour réfugiés en Bulgarie.
© Nikolay DOYCHINOV / AFP

Les défenseurs des droits de l’enfant belge, français et luxembourgeois se retrouvent ces jour-ci régulièrement dans ces trois pays. Au Luxembourg, ils ont visité mardi l'Unité de sécurité (Unisec) à Dreiborn et ils ont rencontré des députés de cinq Commissions parlementaires.

Au cours des discussions, il a notamment été question du grand défi auquel l'Europe est confrontée: l'accueil des réfugiés mineurs, des enfants et des adolescents qui ont dû fuir la guerre en Ukraine. Une préoccupation majeure est qu'un certain nombre d'entre eux soient perdus pendant ou après leur fuite et soient victimes de la traite d'êtres humains ou de violences. "Un message que le défenseur des droits de l'enfant ukrainien nous a transmis", a dit Charel Schmit, l'Ombudsman fir Kanner a Jonker.

La médiatrice luxembourgeoise Claudia Monti et lui affirment que ces mineurs doivent être enregistrés aussi vite que possible.

"Peut-être déjà quand ils sont à la frontière pour partir, pour que nous sachions combien d'enfants sont dans le réseau ici, que nous puissions les intégrer dans le réseau officiel et qu'ils ne soient pas ainsi simplement accueillis par des gens. Parmi eux, il y a des gens bien intentionnés, mais il y a aussi de méchantes personnes. Il faut prendre garde que ces jeunes ne soient pas criminalisés. Soit qu'ils soient contraints de devenir des auteurs, soit qu'ils deviennent des victimes de la traite des êtres humains."

Dans toute l'Europe, les institutions devraient surveiller cela. Par exemple, les familles qui accueillent des femmes et des enfants, devraient être contrôlées au préalable et ensuite, elles ne devraient pas être laissées seules.

Combien de personnes seraient nécessaires pour effectuer ces vérifications, ce serait difficile à dire, selon Charel Schmit, car cette situation est une nouvelle expérience. Il souligne également que le travail des médiateurs ne connaît ni passeport ni nationalité.

"Il est aussi important de veiller à ce que des enfants ne soient pas discriminés, que des enfants ne soient pas répartis en fonction de l'endroit d'où ils viennent. Notamment les enfants qui doivent fuir la guerre et les persécutions, avec ou sans leurs parents. Nous devrions les accueillir ici du mieux que nous pouvons et nous ne devrions pas permettre qu'ils soient discriminés."

La situation des réfugiés mineurs est donc l'un des grands défis de ceux qui s'engagent pour les droits des enfants et des adolescents, mais ce n'est pas le seul. Nous nous occupons d'un certain nombre d'autres problématiques, explique Bernard de Vos, le délégué général aux droits de l'enfant en Belgique:

"Nous avons aussi discuté de la précarité, de la pauvreté infantile et des conséquences terribles que cela a sur les droits des enfants. Le harcèlement à l'école est un sujet que nous abordons régulièrement en visioconférence."

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